Cameroun: Festival international de films de femmes - L'Amazone d'or pour le Maroc

La réalisatrice Aisha Jabour a été sacrée au terme de ce tout premier FIFF de Cotonou. Le Cameroun repart avec le prix du jury.

Le rideau est tombé le 17 septembre dernier sur l'acte 1 du Festival international des films de femmes de Cotonou (FIFF Cotonou). Le Maroc a triomphé au FIFF Cotonou 2019 avec « Au-delà de ce mur » d'Aisha Jabour. Ce scénario qui pose sur la balance les inégalités s'opérant entre les classes sociales marocaines a décroché l'Amazone d'or. L'histoire est contée à travers le regard de deux enfants d'un quartier défavorisé, observateurs discrets de la vie de faste d'une célébrité. La cinéaste marocaine, absente malheureusement au cours de cette cérémonie de récompenses à la Salle Canal Olympia Wologuédé, réussit à arracher l'intensité sollicitée par les membres du jury de ce premier Festival international de films de femmes au Bénin. Elle repart avec la plus grande distinction.

Le Cameroun également s'en va de Cotonou avec de bonnes nouvelles. Le film documentaire « Obscurité dans mon miroir » de Flore Tamko Mbensi a été distingué par le jury constitué de la réalisatrice béninoise Christiane Chabi Kao, de la journaliste et distributrice francoburkinabè Claire Diao, de la réalisatrice nigérienne Aicha Macky et du producteur congolais Rufin Mbou Mikima. Le documentaire de 26 minutes produit par Cordia Prod traitant du viol a séduit les jurés par la force des témoignages des victimes qui ont parlé à visage découvert. Des récits appuyés d'images de reconstitution des faits. Le documentaire « Mother » d'Innotiencia Alladagbe du Bénin a également marqué le jury. Cette production braquait les projecteurs sur les grossesses précoces. Une thématique qui, selon les membres du jury, reste encore tabou dans la société africaine et peu mise en scène dans les films.

La mention spéciale du jury a été décernée à « Our Albertina » de la réalisatrice sud-africaine basée à New York, Chantal Clark. Ce film remettant l'apartheid audevant de la scène est auréolé « pour l'excellente maîtrise de sa mise en scène». Le prix du scénario est attribué au film « N'zueba » de la jeune réalisatrice ivoirienne, Ursula Koffi. L'étudiante en Master II en cinéma de l'Université Houphouët Boigny d'Abidjan a impressionné le jury par le traitement du film de genre « encore très peu exploré par des réalisatrices africaines ». Elle était représentée pour la circonstance par Malyka Andréa Kakaye, assistante réalisatrice du film.

L'Amazone de la meilleure actrice a été attribuée à la Béninoise Carole Lokossou. La comédienne et directrice d'acteurs a su donner de l'épaisseur au court métrage « Suru » de sa compatriote Kismath Baguiri en incarnant avec brio le personnage principal de ce court métrage sur les violences domestiques. C'est par des notes de satisfaction que les lampions se sont éteints sur le premier festival béninois dédié aux femmes après cinq jours d'activités. Le rendez-vous est pris pour la deuxième édition en 2021 avec la même équipe conduite par la réalisatrice et critique de cinéma Cornelia Glele.

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