Gabon: PAYNCOP Gabon - Trois questions à Jerry Bibang pour la Journée de la Paix

19 Septembre 2019

Beaucoup de pays au monde sont à la recherche de la Paix, les individus aussi. Ce samedi 21 septembre 2019, les Nations Unies célèbrent la Journée internationale de la Paix. Le Gabon n'est pas en reste, le Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix au Gabon, non plus. En prélude à ladite journée, trois questions ont été posées à Jerry Bibang, le Coordonnateur National du PAYNCoP Gabon

1- Le monde entier célèbre la Journée internationale de la Paix ce samedi 21 septembre. Que représente cette journée pour le PAYNCOP Gabon ?

A l'instar de la communauté internationale, le 21 septembre représente une journée exceptionnelle pour la consolidation et la promotion de la paix dans le monde. En dépit des conflits et crises qui minent l'humanité, les Nations Unies, au cours de cette journée, invitent tous les pays et tous les peuples à respecter l'arrêt des hostilités et à la commémorer avec des mesures éducatives et de sensibilisation du public aux questions liées à la paix. Cette année, le thème choisi " Action pour la paix, action pour le climat" invite à prendre des mesures concrètes pour faire face aux changements climatiques.

2- Vous vous joignez aux Nations Unies pour dire "Stop à la violence pour un monde pacifique". Quel sens donnez-vous à la paix ?

Contrairement à la pensée populaire qui définit la paix par rapport à l'absence de guerre, la paix est une notion plus complexe, elle englobe plusieurs choses à la fois. Pour notre part, nous préférons d'ailleurs parler de "Culture de la paix" que de parler de "Paix" simplement.

Conformément à la définition des Nations Unies dans la résolution A/52/13, « la culture de la paix consiste en un ensemble de valeurs, attitudes et comportements qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s'attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats. »

Au regard de cette définition, vous conviendrez avec moi que "la culture de la paix", c'est bien plus que l'absence de guerre. Il s'agit de cultiver des valeurs, attitudes et comportements non violents afin d'éviter l'émergence de conflits. Dans ce contexte, le dialogue, la négociation, le consensus et le pardon constituent des éléments importants pour la résolution pacifique des crises et conflits.

3- La jeunesse au Gabon est en proie à la violence, dans les lycées et collèges, surtout dans certains quartiers de Libreville. Que compte faire ou que fait déjà votre plate forme face à ce phénomène qui inquiète les Gabonais ?

La violence touche toutes les catégories sociales : enfants, jeunes, adultes et personnes âgées, même si les jeunes constituent effectivement une cible particulière parce qu'ils représentent la catégorie sociale la plus importante au regard des données démographiques. Pour faire face à ce phénomène, nous menons essentiellement des activités éducatives, des sensibilisations en commençant par expliquer ce qu'est la culture de la paix. Les actes de violences que nous déplorons sont parfois la conséquence d'une frustration, d'un manque d'encadrement approprié pour les enfants et les jeunes, de la consommation des drogues, de l'injustice sociale, des abus de toutes sortes etc.

Il convient donc de s'attaquer aux causes de la violence au lieu de voir seulement les manifestations de ce phénomène. Un chantier vaste qui nécessite plusieurs acteurs notamment le Gouvernement, les partenaires au développement et les Organisations de la Société Civile qui accompagnent l'Etat dans ses missions. Malgré notre volonté et notre engagement, notre action reste très limitée si toutes les parties prenantes ne jouent pas efficacement leur rôle.

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