Sénégal: Affaire des 94 milliards - Me El Hadj Diouf charge à nouveau Sonko

19 Septembre 2019

A travers un film d'environ 15mn, intitulé "Des 94 milliards derrière les rideaux", Me El Hadj Diouf s'est essayé de prouver que le leader de Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko a bel et bien des sociétés écrans du nom de Atlas, Mercalex et Afex, qui ont été impliquées dans le dossier des 94 milliards, pour essayer de percevoir "illicitement" 11 milliards dans la transaction.

Après avoir relevé quelques "contradictions", la robe noire politique, en conférence de presse hier, mercredi 18 septembre, accuse le député de "mensonges" non sans appeler les Sénégalais à se réveiller.

Le député leader du parti Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko n'aurait pas tout dit aux citoyens sénégalais sur l'affaire des 94 milliards concernant le TF 1451/R, dans lequel il accuse l'ancien Directeur des domaines, Mamour Diallo, de détournement.

C'est du moins l'avocat Me El Hadji Diouf, qui persiste et signe que le député Sonko est un "menteur".

Après la projection d'un film d'environ 15mn et intitulé "Des 95 milliards derrière les rideaux", Me El Hadji Diouf a laissé entendre "qu'avec ce film, on ne peut plus avoir un seul doute sur les mensonges de Sonko", notamment avec les nombreuses "contradictions" relevées dans le film, mais aussi son implication dans ce dossier à travers ses sociétés "écrans", à savoir Mercalex, Atlas et Afex, dans le but de gagner une commission de 12%, avec comme valeur absolue de 11 milliards.

Sur ce qu'il retient comme contradictions dans les propros de Ousmane Sonko, montrés dans le film, la robe noire politique indique que le député avait soutenu qu'il n'était "pas possible d'avoir un intermédiaire" dans un dossier d'expropriation à titre d'intérêt public.

Ce qu'il trouve "faux", dans la mesure où, dans le film projeté, Ousmane Sonko dit "qu'aucune loi ne lui interdisait de se constituer intermédiaire", mais qu'il avait préféré ne pas traiter le dossier pour éviter un conflit d'intérêt.

Ne s'en limitant pas là, il estime que ce n'est qu'un "tissu de mensonges" car Sonko, propriétaire de Mercalex, Atlas et Afex, avait négocié pour une commission de 12%, soit 11 milliards sur les 94.

Dans la même logique, Me Diouf fait noter que le député Sonko a été subitement amnésique, quand il lui a été demandé le nom de sa société, alors qu'il disait que Mercalex ne lui appartenait. Pour se défendre, rappelle-t-il, après un moment de réflexion, Sonko avait indiqué que sa société s'appelait Atlas Group.

Ce que la robe noire réfute, estimant que ladite société s'appelle Atlas, tout court. Autre "incongruité" relevée par Me Diouf dans le film, c'est l'existence du même numéro de téléphone pour deux sociétés, Mercalex et Atlas, alors qu'ils n'ont pas la même adresse, l'un se trouvant aux Maristes, l'autre à Sud Foire.

Estimant qu'un crime n'est jamais parfait, il fera noter qu'aux Maristes, les numéros de téléphone commencent par 832, alors que ce n'est pas le cas pour la société localisée dans ladite localité et appartenant à Sonko.

Autant de choses qui lui feront dire que tout ce qu'a dit le député de Pastef sur cette affaire de 94 milliards ne repose que sur un "tissu de mensonges", non sans soutenir, dur comme fer, que le député ne détient aucune preuve de ses allégations.

Il n'a pas manqué d'inviter les sénégalais à se réveiller pour comprendre que "Sonko est un mercenaire venu pour vendre notre pétrole".

Tout en promettant de lui faire un marquage à la culotte dans cette affaire, il s'est engagé à faire bouger la justice après que la commission d'enquête parlementaire aura fini de présenter en plénière les résultats de son enquête.

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