Cote d'Ivoire: Impôts - Menace de grève des syndicats

19 Septembre 2019

Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de rage. Cet adage, bien connu, résume avec acuité l'acharnement des syndicalistes de la Direction générale des Impôts (DGI) contre leur premier responsable, M. Ouattara Sié Abou. Et tout porte à croire, au regard de leur intransigeance, qu'ils veulent à tout prix sa tête.

Et au sein même de la DGI, beaucoup d'agents ne comprennent pas leur radicalisation, qui sort du simple cadre de la revendication corporatiste. De quoi s'agit-il ?

Lundi 16 septembre dernier, avant-hier donc, la fédération des syndicats de la DGI a annoncé sur le site fiscal de Yopougon, au grand étonnement des agents, la mise à exécution, de son projet de grève.

La raison avancée par son porte-parole Losséni Koné, pour justifier cet arrêt de travail impromptu, est « l'échec des discussions avec les autorités ministérielles et la Direction générale».

A la vérité, ce n'est que pure diversion. Il s'agit ni plus ni moins d'un complot ourdi par ces responsables syndicaux contre M. Ouattara Sié Abou, avec pour objectif de l'éjecter de son fauteuil de directeur général des impôts.

Faut-il le rappeler, ils revendiquent une augmentation de leur prime trimestrielle et l'institution d'une autre semestrielle au moment où les objectifs du dernier semestre ont connu un cap de plus de trois milliards. Depuis de longues semaines, des échanges ont lieu avec la Direction générale et le ministère du Budget.

Et à l'issue des discussions avec le Directeur général, des points d'accord ont été obtenus et des points de désaccord relevés.

Pour formaliser les points de divergence et les points de satisfaction, un protocole devait être signé le mardi 17 septembre 2019, mais contre toute attente, les syndicalistes ont brillé par leur absence. Malgré cette volte-face spectaculaire de M. Koné Losséni et ses amis, une rencontre est encore prévue ce mercredi 18 septembre 2019 avec la Direction générale.

C'est cette date que la Fesy - DGI a choisi pour entrer en grève. Tout cela traduit la mauvaise foi des dirigeants syndicaux.

Car, le dessein inavoué est clair et sans équivoque. Mieux, en un mois, ils ont été reçus par le ministre du Budget à deux reprises c'est-à-dire le 05 juillet et le 05 août 2019. A l'issue de ces rencontres, celui-ci les a rassurés que une suite leur sera donnée au plus tard le 30 septembre 2019.

Comme on le voit, les responsables syndicaux jouent au cache-cache avec les autorités et la Direction générale. Ils refusent ainsi la main tendue du Directeur général. Mais, à la DGI, les agents, dans leur majorité, ne sont pas dupes.

Ils s'insurgent contre la grève annoncée par la Fesy-DGI et soutiennent mordicus que leurs responsables syndicaux sont en mission pour bloquer l'administration fiscale et susciter l'ire des autorités. C'est des agents gonflés à bloc derrière le Directeur général que nous avons rencontrés.

Tous disent être plutôt préoccupés par les défis de la réalisation des objectifs de recettes. C'est pourquoi, ils réaffirment leur soutien total au Directeur général, Ouattara Sié Abou, qui est, à leurs yeux, l'homme qu'il faut.

Effectivement, ce technocrate et grand travailleur, ouvert au dialogue, a redynamisé, avec des initiatives audacieuses, la DGI si bien qu'elle force aujourd'hui le respect et l'admiration.

Fort de ses trente ans passés dans cette structure, il a, dès les premières heures de sa nomination à la tête de la DGI, créé un cadre permanent de concertation (CPC) avec les syndicats où chaque mois des rencontres sont tenues.

Ensuite, Ouattara Sié Abou a revalorisé les ressources des agents ; une préoccupation qui tenait énormément à cœur. Il a également amélioré les conditions de travail de ses collaborateurs en dotant la DGI de véhicules, en l'équipant en matériels de bureau et informatiques.

A cela s'ajoutent la programmation d'opérations immobilières ; la réhabilitation des sites fiscaux ; et la construction de nouveaux centres des impôts. Autant d'actions concrètes qui montrent que les syndicalistes ne sont pas sincères dans leur démarche.

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