Congo-Kinshasa: Agence universitaire de la Francophonie - Bon coup d'essai du premier Fab Café

Première expérience tentée le 31 août dernier, dans la salle de lecture du Campus du nouvel espace universitaire francophone (Cneuf), la matinée d'informations autour du numérique, organisée par Lisungi FabLab sur le thème « Le numérique au service de l'entrepreneuriat », a satisfait plusieurs jeunes kinois.

L'organisation de l'atelier baptisé Fab Café a fait suite au triste constat que « beaucoup de gens, les jeunes surtout, ne connaissent pas l'existence du FabLab », a dit au Courrier de Kinshasa le chargé des projets de Lisungi FabLab, Assane Seck. Volontaire international de la Francophonie au sein du Cneuf de Kinshasa, le jeune sénégalais s'en est bien désolé. Et ce, d'autant plus que, a-t-il, affirmé : « Ce lieu leur offre de nombreuses opportunités, notamment dans les domaines du numérique en incluant la modélisation, la numérisation, l'impression 3D et la création de projets en tant que tel ».

Principal orateur du jour, le Pr Degrace Nsaman, entrepreneur et coach, a essentiellement parlé des défis de l'entrepreneuriat en épinglant les opportunités qu'offre le numérique pour y pallier. « Il s'agit de formations en entrepreneuriat qui cassent la routine de notre système d'éducation boîteux, fait de beaucoup de théorie et de très peu de pratique. Nous passons du temps à recopier des syllabus, à nous exprimer en français sans être capables de faire quelque chose de nos mains, de créer, de concevoir, de développer en pratique », a-t-il expliqué au Courrier de Kinshasa. Dès lors, il est d'avis que « le système d'enseignement abordé par le FabLab est sur ce point avantageux ».

Le coach a confié s'en être illico rendu compte, lors de sa première visite au Lisungi FabLab. Il a affirmé avoir été « ébloui par l'organisation du cadre et tout ce qui s'y trouvait caché ». D'où l'idée d'établir un partenariat dont, dit-il, « l'enjeu est de trouver comment y ramener les jeunes, principalement kinois pour une formation ». Degrace Nsaman mise sur le fait qu'il est « suivi par de nombreux jeunes », vu qu'il est d'ordinaire occupé à « les aider à renforcer leurs compétences, à entreprendre de sorte à être plus épanouis ».

Soixante-dix participants

Globalement, le premier Fab Café a accueilli soixante-dix participants, en majorité des hommes, a précisé Assane Seck qui a promis « de rectifier prochainement les choses de sorte à respecter la parité », renchérissant : « 90% d'entre eux étaient des jeunes de 18 à 30 ans. Nous comptons élargir le cercle avec d'autres invités la prochaine fois ».

Il convient de rappeler que Lisungi FabLab a été créé initialement pour l'encadrement des jeunes en rupture scolaire de milieux défavorisés en vue de leur réinsertion sociale. Ce sont donc eux la première cible de l'atelier même si, comme l'a soutenu le FabLab manager Arnauld Nedati, il est ouvert à tous les Kinois de tous âges.

Par ailleurs, ce premier Fab Café s'est tenu une année après la création de Lisungi FabLab, en juin 2018. Le laboratoire numérique du Cneuf entend pérenniser l'expérience en la rééditant dorénavant chaque mois. Pour l'heure est assurée la formation régulière de la seconde cohorte, la deuxième vague des vingt-cinq jeunes inscrits pour six mois.

En outre, de même que le coach Degrace Nsaman et Assane Seck, le FabLab manager s'est dit conforté par l'engouement manifesté par les participants au premier atelier. Arnauld Nedati a déjà envisagé, à cet effet, d'en assurer le suivi, convaincu qu'avec l'entrepreneuriat, il est possible d'améliorer le social de la population.

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