Sénégal: Attaques contre l'islam - Le collectif «And Samm Jikko Yi» hausse le ton et menace

19 Septembre 2019

Le collectif «And Samm Jikko Yi» a tenu un point de presse hier, mercredi 18 septembre, au sein de la mosquée de Point E pour dénoncer les attaques récurrentes contre l'Islam qui vise, selon les organisateurs «à déstabiliser l'unité des musulmans du Sénégal».

Ainsi, l'interdiction du port de voile à l'Institut Sainte Jeanne d'Arc, l'affaire de la pharmacie Guigon avec le licenciement de Docteur Dia et Dioum et l'interdiction de la prière au sein de l'Institut européen des Affaires (IEA) ont été à l'ordre du jour.

L'interdiction du voile à l'ISJA, l'interdiction des employés de la pharmacie Guigon de prier pendant les heures de travail, la note de servie de l'Institut européen des Affaires (IEA) interdisant formellement de prier dans l'enceinte de l'établissement et l'histoire des homosexuels ont provoqué la colère des Imams regroupés au tour du collectif «And Samm Jikko Yi» qui se sont réunis hier, mercredi 18 septembre, au sein de la mosquée de Point E. Ils ont ainsi haussé le ton et dénoncé les attaques contre l'islam.

En effet, le collectif estime que tous ces actes ont pour fin de «fragiliser la cohésion sociale entre musulmans et chrétiens du Sénégal mais aussi combattre l'Islam pour désunir les musulmans sénégalais». Ce qui amène le collectif à se demander, «au regard de ces actes de provocation inacceptables, dans un pays comme le Sénégal, la succession chronologique des faits et la similitude des procédés ne s'inscrivent-elles pas dans une logique de déstabilisation du pays via des attaques frontales contre la foi de 95% d'habitants ?»

Le collectif ira plus loin en affirmant que «nous sommes des musulmans étrangers dans notre pays car face à toutes ses attaques, il n y a que le Khalife général des Tidianes qui fait une déclaration sur l'affaire Jeanne d'Arc» et dont ils saluent le courage. Toujours dans la mouvance, Le professeur cheikh Oumar Diagne dans sa déclaration fustige le manque de «solidarité religieuse de nos khalifes généraux» et accuse l'état du Sénégal d'être «complice» face à ses actes qui ont pour but de diviser et d'affaiblir les musulmans.

Par ailleurs, le Pr Diagne n'a pas manqué de critiquer sévèrement Ahmed Khalifa Niass et Penda Mbow dont il estime que «leur principal rôle est de manipuler et détourner la pensée de l'opinion pour l'empêcher de saisir la réalité». Quant au Pr Ababacar Mboup, il qualifie de «deal» les prétendues négociations entre le ministre de l'éducation et l'administration de la Sainte Jeanne d'Arc. Cependant, si personne ne réagit pour arrêter ces attaques, le collectif compte prendre son courage à deux mains pour «défendre les couleurs de l'Islam».

Ainsi, ils interpellent les autorités religieuses, politiques, coutumières et le citoyen lambda devant «ses dérapages gravissimes qui dénotent un manque criard de respect à l'égard de l'Islam et des musulmans». C'est pourquoi, ils a appelé à une prise de conscience et exige de tous un engagement afin de «prévenir les tentatives sataniques de division qui visent à miner l'unité des musulmans et œuvrer pour une modification constitutionnelle en vue de sécuriser les fondamentaux et les symboles des religions musulmanes et chrétiennes».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.