Afrique de l'Ouest: Lutte contre la pollution agricole - Le Cilss et ses partenaires en quête de solutions

19 Septembre 2019

Comment valoriser le vaste potentiel hydrique de la région sahélienne et ouest-africaine ? Et quelle réforme apportée au comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) pour plus d'efficacité dans sa mission ?

Ces deux questions essentielles étaient à l'ordre du jour, d'un atelier organisé ce jeudi 19 septembre, au Musée des civilisations de Côte d'Ivoire, au Plateau, à l'occasion de la célébration de la 34e journée du Cilss.

Organisé par la représentation permanente du Cilss en Côte d'Ivoire, cet atelier a été présidé par Sylla Kalilou, directeur de cabinet adjoint au ministère de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur.

Cette 34e célébration dont le thème est: « Réforme du Cilss et impact de l'ensablement et de la pollution agricole en Côte d'Ivoire » a réuni 40 participants issus de divers ministères et organismes nationaux et internationaux.

Au cours de la cérémonie d'ouverture, le représentant du ministre Ally Coulibaly, a souligné qu'il existe une panoplie de causes qui menacent la production et la qualité des produits agricoles, et par conséquent, la sécurité alimentaire.

« L'activité agricole est de plus en plus confrontée au changement climatique, à la déforestation et à la baisse drastique du volume de pluies. En outre, les pratiques agricoles et l'urbanisation apparaissent comme des facteurs importants favorisant l'ensablement et la pollution des cours d'eau.

Certaines techniques de préparation des parcelles contribuent également à la désagrégation des sols dont les éléments libérés sont plus facilement transportés par les eaux de ruissellement dans les cours d'eau et les eaux douces.

En plus, l'utilisation des produits phytosanitaires et les effluents des industries, parfois mal contrôlés, constituent aussi un potentiel facteur de pollution des eaux », a-t-il évoqué.

Ajoutant que cela représente un danger pour la sécurité alimentaire car l'ensablement entraîne le rétrécissement du lit des cours d'eau par la perte progressive de sa profondeur et de sa largeur. «

Il peut causer l'assèchement ou la disparition de certains points d'eau et des inondations », a-t-il poursuivi. Tout en souhaitant que cet atelier permette d'appréhender les impacts sur la production agricole et d'ébaucher des pistes de solutions.

Dans le même sens, le représentant permanent du Cilss en Côte d'Ivoire a relevé les objectifs de cet atelier.

A savoir, faire connaître les causes de l'ensablement et de la pollution des cours d'eau et leurs effets sur la production agricole; proposer des solutions durables face à l'ensablement et la pollution des cours d'eau ; présenter les différents schémas de réforme proposés et recueillir les observations des acteurs sur les schémas proposés.

Un message du Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du Cilss, a été également diffusé au cours de cet atelier. Message dans lequel il a appelé à la responsabilité de tous pour réduire les catastrophes et sauver l'humanité.

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