Afrique: Musique - Une table ronde se penche sur la distribution

Trois professionnels venus de France, du Bénin et du Cameroun ont animé, le 18 septembre, une rencontre sur le thème « Distribuer sa musique à l'ère du numérique et économie du streaming en Afrique : opportunités et défis ».

Organisée par Bomayé Musik et l'institut français du Congo dans le cadre de la deuxième édition African Music Forum, la table ronde a permis aux artistes musiciens de comprendre le mécanisme de distribution. Le panel composé de Davy Lessouga Label, manager chez Believe digital, Hiram K. Tessy, directeur Digitxplus, et de Thibaut Mullings, responsable à Idol musique Afrique, a expliqué comment distribuer cette musique. Aujourd'hui, ont-ils soutenu, ce mécanisme est devenu très simple, l'artiste a deux possibilités : le faire soit via un navigateur, soit par un distributeur.

« Aujourd'hui la fonction de distribution s'est digitalisée, c'est-à-dire quand l'artiste sort sa musique, il envoie le fichier mp3 sur une plate-forme, nous le prenons et le déposons sur différents stors. Cependant, quand il l'envoie par le navigateur, il paye son abonnement et met son single. Automatiquement le son se retrouve sur toutes les plates-formes internationales. Avec le navigateur on a un service automatisé, et l'on n'a pas besoin d'un interlocuteur », ont indiqué les professionnels

Ils ont aussi parlé du streaming. Pour eux, un fichier mp3 mis en ligne peut rapporter de l'argent ; c'est ce qu'on appelle le streaming. Le système demande un moyen de paiement, les abonnements du streaming sont faits avec des cartes de crédit. La première problématique en Afrique, ont-ils dit, est celle du taux de bancarisation et de couverture d'internet. Bon nombre de fans n'ont pas de cartes de crédit pour pouvoir écouter la musique de leurs stars. « Il faut qu'il y ait un taux de couverture de connexion assez large pour tout un territoire afin que les gens aient accès à la musique », ont souligné les professionnels.

Pour que le streaming soit rentable, ont-ils poursuivi, la population qui écoute la musique doit avoir des outils, à savoir l 'internet, des cartes de crédits et des plates-formes qui leur permet d'écouter cette musique à moindre coût.

« Les gens ont envie d'acheter de la musique car tout le monde n'a pas une carte de crédit, tout le monde ne peut pas se connecter à l'internet à coût raisonnable. Ce même problème est un peu partout dans les pays africains. La solution que nous envisageons est de proposer des plates-formes plus accessibles pour que le streaming soit vraiment accepté », ont déclaré les orateurs.

Ils ont conclu que « les artistes doivent voir l'internet comme une opportunité ; l'internet vient briser les barrières, il leur permet de faire leur visibilité. Il est préférable qu'un artiste africain qui sort son album fasse sa promotion sur une plateforme locale qui a un moyen de paiement local ».

Parmi les plates-formes, il y a dido, Boomplay, etc., adaptées aux marchés locaux avec le moyen de paiement mobile.

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