Burkina Faso: Délocalisation Toécin yaar - «Il y a une gestion frauduleuse des places» (Ernest Zemba du CDAIP)

Trois ans après sa mobilisation autour des affaires dites du déménagement du marché de Toécin yaar, du lotissement à Silmiougou et du déguerpissement des maraîchers de la zone de l'échangeur du Nord, la coordination des Comités de défense et d'approfondissement des acquis de l'insurrection populaire (CDAIP) donne de nouveau de la voix à travers une conférence de presse tenue le mercredi 18 septembre 2019 à Ouagadougou. Cette fois-ci, elle dit intégrer le dialogue pour la résolution des différends.

Les conflits dans la société burkinabè prennent de plus en plus de l'ampleur. Ces différends ont pour cause, entre autres, la question foncière et les revendications sectaires.

C'est du reste pour parler de quelques-uns de ces dossiers brûlants que la coordination des Comités de défense et d'approfondissement des acquis de l'insurrection populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou a tenu une conférence de presse pour, dit-elle, faire le bilan des affaires Toécin yaar, de Silmiougou et des maraîchers. « Qu'en est-il exactement ? » se demandaient des participants à ce rendez-vous avec les médias.

La première affaire porte sur la gestion des places sur le nouveau site du marché de « Toécin yaar ». Pour Ernest Zemba, membre de cette coordination, il y a une gestion « frauduleuse ».

Cela en raison de l'inapplication du rapport ayant résulté de l'investigation effectuée par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) mais aussi au regard de la non-prise en compte des différentes recommandations y relatives.

A Silmiougou, se pose un problème de lotissement. En effet, les ressortissants de ce quartier situé dans l'arrondissement 8 déplorent l'inaction de la SONATUR, une structure qui a conduit l'opération de lotissement.

Tenant un sit-in devant les locaux de cette structure, les militants de la coordination estiment que les choses ont dégénéré, car « certains acteurs ont décidé de piller les populations».

Par ailleurs, la CDAIP a évoqué le conflit opposant des maraîchers à un pasteur du nom de Kouma Kaboré. A ce sujet, elle a dénoncé ce qu'elle qualifie de tentative d'accaparement du site de maraîchage.

Pour trouver une solution à ce problème, les maraîchers ont indiqué avoir manifesté leur disponibilité à trouver un terrain d'entente. Mais à en croire Ernest Zemba, « le pasteur Kouma Kaboré et ses suppôts veulent l'expulsion des maraîchers des lieux ».

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