Congo-Kinshasa: Le CLC en croisade contre la corruption et l'impunité

20 Septembre 2019

Le CLC attend des « signaux prometteurs » jusqu'au 30 septembre 2019, si non...

Revoici le Comité Laïc de coordination (CLC) ! En 2018, le CLC- en tout cas le même - a donné des insomnies au régime croulant de Joseph Kabila, bravant les menaces et autres brimades pour amener la population à exiger l'alternance démocratique. Le 24 janvier 2019, lorsque Félix Tshisekedi, prête le serment constitutionnel comme 5ème président démocratiquement élu de la RDC, le CLC a eu droit à une trêve méritée.

Le Potentiel

Son combat a été couronné de succès. En réalité, la trêve n'aura été de courte durée. Car, les mêmes tares du régime Kabila ont refait surface. Qui pis est, elles ont pris une autre dimension, au risque de mettre en péril l'avenir de tout un pays et hypothéquer d'éventuelles retombées positives de l'alternance. Depuis le jeudi 19 septembre 2019, le CLC a décidé de rompre le silence. Il est de retour. Il s'agit de sauver le pays de la dérive.

Dans un message à l'accent révolutionnaire comme il sait le faire, le CLC appelle le peuple congolais à dire « Non à l'impunité et à l'impuissance de la justice ».

« Peuple congolais, le moment du sursaut citoyen est arrivé. Le règne de l'impunité risque d'avoir raison de l'exigence du souverain primaire qui avait été aux urnes pour obtenir le changement et une gouvernance saine des institutions de la République », note le CLC. Il prend pour preuve le détournement de « 15 millions Usd, suivis des péripéties de menaces, de trafics d'influence et d'étouffement du dossier, comme si rien n'avait changé ». Sans compter le scandale de la corruption massive aux dernières sénatoriales et le scandale des invalidations - revalidations des députés devant la plus haute Juridiction du Pays, la Cour constitutionnelle.

Tous ces faits, relève le CLC, témoignent du degré élevé de « la corruption et le déni de justice minant ainsi les fondements même de l'Etat de droit ». Le CLC se fixe un délai butoir : le 30 septembre 2019. Il attend voir les nouvelles autorités de Kinshasa agir. Il prône notamment « la suspension, à titre conservatoire, de toutes les personnes impliquées dans le détournement de quinze millions de dollars, afin de permettre à la justice de faire son travail sans entraves ; la démission de tous les juges de la Cour constitutionnelle, afin de permettre à cette Haute institution de vivre sa renaissance avec une nouvelle équipe de juges compétents, dignes et intègres ».

Si rien ne fait à cette date butoir, le CLC promet de passer à la méthode forte. Il « annonce d'ores et déjà, au nom du peuple congolais, le démarrage à partir du 1er octobre, d'une grande croisade nationale contre la corruption, l'impunité et l'impuissance de la justice et des Forces de l'ordre ». Après avoir livré et gagné la bataille de l'alternance démocratique, le CLC s'en va-t'en guerre contre la corruption et l'impunité.

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