Congo-Kinshasa: [Réhabilitation de Mme Wivine Yenga] Secrétariat Général de l'ESU - Thomas LUHAKA interpellé !

Au fond, toutes les décisions hiérarchiques restent toujours en faveur de Mme Wivine Yenga. Question : qu'est-ce qui bloque l'arrêté ministériel de l'actuel Ministre, Thomas Luhaka pour réhabiliter cette dame? Cette question ne devrait trouver la réponse qu'auprès du nouveau Ministre de l'ESU qui, en principe, doit accompagner le Chef de l'Etat dans sa vision d'instaurer un Etat de droit en République démocratique du Congo.

Car, dans la phase actuelle, seule sa décision fera en sorte que Wivine Yenga, légalement connue comme Secrétaire Général a.i par le ministère de la Fonction Publique ainsi que le Conseiller du Chef de l'Etat au collège chargé de l'éducation et la recherche scientifique, récupère les outils du travail (cachets etc.) confisqués injustement par M. Kamina.

C'est dire que Thomas Luhaka devrait absolument donner des injonctions à l'intérimaire de céder les outils de travail à Wivine Yenga et quitter définitivement le bureau du secrétariat général de l'ESU. Logiquement, cet appel intéresse également Mme la Ministre de la Fonction Publique, Yolande Ebongo, à bien vouloir se référer aux lettres administratives laissées par son prédécesseur, Michel Bongongo, qui ne trouvait pas d'inconvénient à la réhabilitation de Mme Wivine Yenga, en appelant ainsi à la discipline au niveau de l'administration publique.

Sur ce, Mme Yolande Ebongo devrait jouer, également, à la continuité des affaires de l'Etat pour redorer l'image de l'administration publique que d'aucuns décident de ternir par mauvaise foi. Elle est appelée à suivre ce dossier à la loupe sans influence de certains quidams qui en veulent à Mme Wivine Yenga. Car, l'on se demande à quel niveau et pourquoi la réhabilitation de Mme Wivine Yenga est-elle bloquée ? Cela, nonobstant les instructions du Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo adressées au Ministre a.i du ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire.

Un tel comportement témoignait, à l'époque de Marcel Ilunga, du non-respect de la lettre lui adressée par le Directeur du Cabinet du Chef de l'Etat, Vital Kamerhe, le 27 avril 2019, et qui stipule : "Le ministre de l'enseignement supérieur et universitaire, qui me lie en copie, est tenu au respect de cette mesure et est, en outre, instruit de réhabiliter la Secrétaire générale de l'ESU qu'il venait de révoquer et ce, malgré ma lettre référencée 797/04/2019 du 27 avril 2019, relative au report de son Arrêté Ministériel n°083/MINESU/CAB/MIN/M.L/PMK/TNM/2019 du 20 avril 2019 et la lettre adressée au Premier ministre en accusant réception au nom du Président de la République, de la copie de la lettre référencée CAB/PM/CJDHC/PPM/2019/0918 du 23 mai 2019".

Ces instructions, pour rappel, ont été motivées conformément à l'esprit et à la lettre du communiqué officiel du 25 janvier 2019 interdisant tout recrutement et mouvement du personnel. Vraisemblablement, Wivine Yenga n'a été que victime pour avoir respecté les instructions de la présidence de la République.

Historique lamentable

Deux cas ont été à la base de la suspension illicite de Secrétaire générale du ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire. Notamment, la nomination d'un Secrétaire général Académique à l'Université de Kinshasa (UNIKIN) et la réhabilitation du Directeur général de l'Institut Supérieur de Techniques Appliquées de Lubumbashi (ISTA/LUBUMBASHI).

S'agissant du premier dossier, il a été attribué à Mme Wivine Yenga le péché de n'avoir pas respecté l'arrêté n°014/MINESU/CAB-MINI/SLMM/JPK/LMM/2019 du 22 janvier 2019 portant nomination du Professeur BANZA NSOMWE-A NFUNKWA Eustache au poste de Secrétaire Académique à l'UNIKIN, en remplacement du Professeur Musao Céléstin élu Député National mais, le mandat n'avait pas encore été validé en cette date-là. Dommage, cet Arrêté a été réceptionné pour notification au Secrétariat général de l'ESU le 28 janvier 2019. Mais, suite au respect du Communiqué officiel de la Présidence de la République du 25 janvier 2019 interdisant notamment, le recrutement et tout mouvement du personnel, Mme Wivine Yenga s'était abstenue de notifier cet Arrêté, malgré toutes les pressions et menaces qu'elle aurait reçues des intéressés. En outre, en accusant réception dudit Arrêté, le Secrétaire général avait suggérer au ministre sortant, Steve Mbikayi, d'obtenir l'autorisation préalable de la Présidence de la République tenant compte du communique du 25 janvier 2019.

Par ailleurs, les mêmes scénarii se sont répétés au deuxième cas qui est celui du Directeur général de l'ISTA/LUBUMBASHI.

En effet, suite aux troubles causés au Campus de l'ISTA/LUBUMBASHI, le ministre sortant avait pris un Arrêté suspendant le DG de cet Institut.

Deux dossiers que Steve Mbikayi avait laissés en cours car, il avait opté pour son mandat électif de Député national. Normalement, Marcel Ilunga devrait urgemment finaliser.

Il sied de rappeler que le bureau de Mme Wivine Yenga a été cassé au point d'emporter même quelques documents sur instruction du Ministre a.i de l'ESU, Marcel Ilunga pour installer le directeur désigné intérimaire. Après un défilé dans le même bureau par deux Secrétaires généraux, ils ont été appelés par le Procureur Général. Ce dernier qui avait déjà signé la réquisition du bureau de Wivine Yenga, demande aux inspecteurs de déguerpir M. Kamina. Mais, dommage, jusqu'à présent, apprend-on, des carnets de reçus, un Chéquier FBN Bank et TMB, des documents justificatifs des fonds, pour ne citer que ça, sont introuvables, et il n'a jamais céder le bureau.

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