Congo-Kinshasa: Tête-à-tête avec le CAC - Jean-Marie Lukundji déterminé à faire de la culture un secteur générateur important

«Les portes du Ministère de la Culture et des Arts seront toujours grandement ouvertes pour accueillir le Collectif des Artistes et des Culturels du Congo, "C.A.C", que vous êtes. Je vous ai entendu et compris le sens louable de votre combat pour la viabilité du secteur culturel dans notre pays.

Si hier, on vous a fermé des portes par ignorance, sachez-le bien qu'aujourd'hui, ce ministère doit être considéré désormais, comme votre maison. Alors, n'hésitez pas de venir à chaque fois que vous avez encore des bons projets, des propositions ou suggestions pour le développement de la Culture et surtout le bien-être des Artistes congolais, en général». C'est en ces termes que s'est exprimé le nouveau Ministre congolais de la Culture et des Arts, au cours d'une audience accordée à l'asbl «C.A.C», dans son cabinet de travail à Kinshasa.

Conduite par son Coordonnateur, le percussionniste Paul Ngoie Le Perc, la délégation du C.A.C est venue premièrement pour présenter ses civilités à Jean-Marie LUKUNDJI, qui a été choisi par le Chef de l'Etat pour diriger et orienter la politique culturelle en RDC, selon sa vision. Les Artistes et les opérateurs culturels l'ont félicité pour sa nomination à la tête de leur Ministère. Ils ont invité le Ministre de tutelle à être toujours à l'écoute des acteurs de son secteur.

Toutefois, le CAC a profité de cette occasion pour remettre au nouveau locataire un exemplaire de ses mémorandums que l'ensemble des Artistes congolais avaient déposés, au mois de mars dernier, à la Présidence de la République.

Dans ce document, renseigne-t-on, ils ont énuméré quelques problèmes qui bloquent le développement de l'industrie culturelle et l'épanouissement des artistes au Congo-Kinshasa. Entre autres, la taxe injustifiée sur l'autorisation de sortie imposée aux artistes sans fondement légal et surtout les frais exigées par la Commission nationale de censure avant la diffusion ou l'exécution publique des spectacles ou des œuvres artistiques. Sans oublier la réhabilitation des infrastructures culturelles dans tout le pays (salles de spectacle, centres culturels, bibliothèques... ).

Quelques projets imminents

De son côté, Jean-Marie LUKUNDJI qui s'est déjà mis au travail, s'est dit très déterminé d'apporter un nouveau souffle à ce secteur de la Culture qui a été négligé au pays. Et pourtant, la Culture est l'expression par excellence d'un peuple. Car, elle en garantie la survie identitaire et lui assure son développement.

Cependant, le Ministre de la Culture et des Arts a profité également de cette rencontre pour dévoiler ses intentions de faire, ensemble avec le C.A.C, du secteur culturel un véritable moteur développement socioéconomique en RDC.

«Il n'y a pas que le diamant, l'Or ou le Coltan. Avec sa diversité, la culture constitue également un secteur très capital qui peut générer des millions dans le trésor public. Mais, elle est un peu négligée parce qu'elle manque des stratégies et de politique nationale en la matière pour booster sa vraie industrialisation en RDC. Car, les potentialités sont énormes en termes de création. Parce que tout est culturel. C'est possible ! », a-t-il déclaré.

Plaider auprès du Chef de l'Etat et du 1er Ministre pour l'augmentation du budget alloué à la culture ; Assainir le secteur culturel en vue d'améliorer les conditions de travail des créateurs des œuvres de l'esprit, Préparer le prochain «Jeu de la francophonie» à Kinshasa en 2020 et organiser les Etats généraux de la Culture ; Construire un grand immeuble pour abriter le ministère de tutelle et le secrétariat général à la Culture et aux Arts. Tel est le cheval de bataille du Ministre Jean-Marie LUKUNDJI qui prône une meilleure collaboration entre les Artistes et les Gouvernants afin de promouvoir le talent congolais et la Culture dans toute sa diversité.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.