Congo-Kinshasa: Justice - Célestin Tunda ya Kasende se lance dans la lutte contre l'apatridie en RD. Congo !

"Notre pays est sans nul doute à la croisée des chemins vers la transformation profonde de son existence. Le Président d'hier, Joseph Kabila Kabange, avait déjà lancé les bases d'un Etat démocratique, ce qui correspond aujourd'hui à la volonté du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de faire rayonner les valeurs du droit pour faire inscrire notre pays sur la liste de nations civilisées".

C'est en ces mots que le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende, a officiellement lancé le projet d'éradication de l'apatridie en RD. Congo. C'était ce jeudi 19 septembre 2019, dans la salle Léon Kengo wa Dondo au sein du ministère de la Justice.

Ce projet est exécuté par le Comité Technique Interinstitutionnel de lutte contre l'apatridie en RD. Congo, avec l'appui du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

De manière claire et distincte, cette mise en place de ce Comité s'inscrit dans la vision de la loi de 2004, relative à la nationalité congolaise, mais également les engagements pris par les Chefs d'Etat de la Région des Grands Lacs en octobre 2017 à Brazzaville, lors de l'adoption de la Déclaration et Plan d'Action sur l'éradication de l'apatridie dans la région des Grands Lacs. Ce comité est ainsi une preuve d'engagement politique des autorités congolaises de lutter justement contre l'apatridie ou le risque d'apatridie en RD. Congo.

Prévention de l'apatridie

C'est dans ce cadre qu'il a été signé un mémorandum d'accord en date du 15 août dernier entre le Gouvernement de la République, à travers le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, en vue de la mise en œuvre d'un projet de l'éradication de l'apatridie en RD. Congo. Projet qui, par ailleurs, va se réaliser autour de quatre volets. Il s'agit, en effet, de l'identification des apatrides et des personnes à risque d'apatridie, mais aussi de la prévention de nouveaux cas d'apatridie. Aussi, est-il question de la réduction des cas d'apatridie existants ainsi que la protection des apatrides.

Jean Raphaël Liema, Coordonateur du projet et Directeur de la Chancellerie, a, d'entrée de jeu, présenté le projet de prévention de l'apatridie en RD. Congo qui a pour objectif d'accompagner la République Démocratique du Congo à adhérer aux deux conventions des Nations Unies sur l'apatridie (1954 et 1961). Mais également de promouvoir des pratiques administratives conformes aux standards internationaux sur la nationalité, l'administration des faits d'état-civil et la production des statistiques vitales.

A l'en croire, ce projet est un premier pas qui, espère-t-il, se poursuivra en 2020 afin que la RD. Congo ait un cadre juridique complet de prévention de l'apatridie. Par ailleurs, le patron du Ministère de la Justice a laissé entendre que l'engagement actuel du Gouvernement congolais est de consolider le contexte d'un véritable Etat des droits, qui rassure et sécurise les congolais et tous ceux qui vivent en RD. Congo. Mais aussi créer la confiance au sein de la Communauté Internationale et se faire respecter par les partenaires de développement et les autres nations modernes.

Régularisation

En même temps, a-t-il souligné, le gouvernement de la République, via le ministère de la Justice, veut à tout prix régulariser avec des préventions d'apatridie dans le pays à travers le ministère des affaires étrangères de manière à ce que la RD. Congo soit alignée dans le rang des Etats civilisés du monde. "Concernant l'apatridie, il n'y a aucun pays au monde où on manque les cas d'apatridie. Mais, les Etats civilisés ne peuvent pas accepter sur leur sol qu'ils puissent exister des personnes qui n'ont pas de nationalité. Voilà pourquoi, nous, nous voulons régulariser toutes ces choses. Là où les nations civilisées se rencontrent et démontrent en quoi elles sont respectueuses de texte international, nous serons avec eux, la RD. Congo pour que nous confirmons notre adhésion", a indiqué Célestin Tunda.

Il considère cette cérémonie de lancement de ce projet comme un signale fort pour accompagner le Président de la République, Félix Tshisekedi vers la consolidation d'un Etat des droits.

Signalons que cette activité s'est déroulée notamment en présence du représentant du HCR, des membres du cabinet du Chef de l'Etat et des Hauts magistrats de la République.

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