Burkina Faso: Education nationale - «Plus de 46 000 enfants non scolarisés ont été enregistrés au niveau des déplacés internes »

20 Septembre 2019

Les préparatifs de la rentrée scolaire 2019-2020 se déroulent globalement dans de bonnes conditions, a de prime à bord, affirmé le ministre en charge de l'Education, Stanislas Ouaro. Et de signifier que la rentrée administrative est effective depuis le 16 septembre dernier. « En attendant la rentrée pédagogique prévue le 1er octobre prochain, la plupart des enseignants du primaire ont commencé leur conférence pédagogique. Tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité dans les zones d'insécurité » a-t-il précisé.

Du bilan des examens spéciaux qui se sont déroulés du 3 au 16 septembre 2019, il ressort que, sur 2233 élèves attendus dans le cadre de ces regroupements, 1670 étaient présents soit un taux de présence d'environ 75%. Pour le Certificat d'étude primaire (CEP), c'est un taux de succès global de 72,08% correspondant à 963 diplômés qui ont été enregistrés. Pour l'examen du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), c'est un taux de succès global de 31,60% enregistré. Quant à l'examen du Baccalauréat, à en croire le ministre, sur 8 candidats de la région du Sahel, aucun admis n'a été enregistrés. De l'avis du ministre, dans l'ensemble, ces examens spéciaux ont permis à 1066 élèves d'obtenir leurs diplômes de fin de cycle.

Parlant des déplacés internes, le ministre a indiqué qu'ils occupent des établissements dans 16 provinces du Burkina et que cela va affecter le programme de la rentrée scolaire. Mais, il a rassuré qu'un travail est en train d'être fait afin de permettre aux déplacés qui occupent 96 établissements scolaires de sorte à ce qu'ils puissent être relogés et pris en charge. « Plus de 46 000 enfants non scolarisés ont été enregistrés au niveau des déplacés internes dont certains sont en âge de scolarisation. Des mesures sont en train d'être prises afin que les enfants déplacés en âge de scolarisation puissent être scolarisés et que les autres enfants puissent apprendre un métier », foi du ministre.

S'agissant du redéploiement du personnel du corps enseignant, le ministre a laissé entendre que la mesure émane d'une enquête parlementaire à l'issue de laquelle une meilleure gestion des ressources humaines de l'Etat a été demandée. Afin d'éviter les mécontentements liés aux redéploiements au sein de sa structure, le ministre dit avoir pris le soin de concilier les structures syndicales de l'éducation pour les travaux liés au redéploiement afin que la transparence puisse être garantie.

Des affectations spéciales pour nécessité de service

Sur ce point, pour le préscolaire et le primaire, ce sont au total 10 079 enseignants et 419 agents exerçant dans des bureaux qui ont changé de poste d'affectation. Parmi eux, explique le ministre, 879 enseignants du primaire issus d'établissements fermés du fait des attaques terroristes ont été mis à la disposition du secrétariat technique national pour une affectation dans d'autres régions. Il s'agit de 876 enseignants du Sahel et 3 de la région de l'Est. Quant au post-primaire et le secondaire, 1338 professeurs et 2 personnes de l'administration et de gestion ont changé de postes d'affectation. « Les affectations pour nécessité de service ont permis d'améliorer la répartition du personnel et de réajuster les besoins des différentes structures. Pour ce qui concerne particulièrement le post-primaire et le secondaire, l'exercice permettra de réduire le recours à la vacation » a précisé le premier responsable du département.

Lors de ce point de presse, le ministre en charge de la Communication, Remis Dandjinou est revenu sur les retenues sur les salaires des agents qui observent un mouvement d'humeur. « Dans cette situation, le Conseil d'État nous a dit que les mouvements d'humeur ne sont pas des éléments de manifestations reconnus par nos textes. Des gens qui disent qu'ils font 0% d'activités donc, ils ne travaillent pas. Il faut qu'ils remboursent nos salaires qu'ils ont perçus. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Je trouve que ça va dans le bon sens (...) A partir du moment où la loi dit que ce fait de manifestation n'a pas de base légale, on considère donc que vous avez perçu et il y a des trucs à recouvrir et il faut qu'on recouvre ça. C'est simple », a-t-il expliqué.

Sur la présence de la force Barkhane dans la ville de Djibo et de l'équipement de pointe, le ministre Dandjinou a fait savoir « qu'il y a des équipements que nous n'avons pas et que la France dispose ». Et d'ajouter que, « nous n'allons pas refuser leur aide ».

Il a par ailleurs précisé que le Burkina Faso a signé des accords de coopération militaire avec la France et l'intervention militaire française en terre burkinabè entre dans le cadre de ces accords et ne serait en être autrement.

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