Maroc: L'UNICEF ambitionne d' améliorer la santé maternelle et infantile

22 Septembre 2019

Une convention a été signée avec le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur et le ministre de la Santé

En dépit d'un taux de mortalité maternelle dans le Royaume qui a connu une nette baisse entre 2004 et 2017 (à hauteur de 68%), il n'en reste pas moins que le sujet préoccupe toujours l'Unicef. En effet, le Fonds des Nations unies pourl'enfance a été un acteur majeur dans la signature d'une convention à ce sujet à Skhirat. Paraphée par le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Noureddine Boutayeb, le ministre de la Santé, Anas Doukkali et la représentante de l'UNICEF au Maroc, Giovanna Barberis, en marge des premières Assises nationales du développement humain, cette convention ambitionne de réduire, entre autres, le gouffre qui sépare les taux de mortalité maternelle urbaine et rurale. Et pour cause, la différence est colossale.

Elle est de l'ordre de 66,5 points. Autrement dit, lorsque le taux de mortalité en milieu rural est de 111,1 pour 100.000 naissances, en milieu urbain, il ne dépasse guère les 44,6 pour autant de naissances. Outre la malnutrition, les principales causes directes de morbidité et de mortalité maternellessont les hémorragies, les infections, l'hypertension artérielle, l'avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité et la dystocie, c'està-dire les complications survenant lors de l'accouchement. Ainsi, l'UNICEF cherche à améliorer la santé maternelle et infantile dans le Royaume notamment en milieu urbain. Une santé maternelle qui selon cet organisme public international, prend en compte tous les aspects de la santé de la femme de sa grossesse, jusqu'au post-partum en passant par l'accouchement.

Dès lors se pose la question des leviers que compte actionnerl'organisation onusienne. Tout d'abord, elle ambitionne de renforcer le dispositif de santé et de nutrition maternelle et infantile. Cela passe par le renforcement du dispositif de santé communautaire. Sans oublier la mise en place d'une approche intersectorielle focalisée principalement sur la malnutrition. Un beau programme plusfacile à couchersurle papier qu'à concrétisersurle terrain. En tout cas, il prévoit la mise en place d'une structure intersectorielle ayant pour principales missions la sensibilisation, le suivi et le soutien des familles et des professionnels. Poursa part, le ministère de la Santé a également pris des engagements, dont celui d'accompagnerl'enfant de la période de grossesse aux 1.000 jours suivant la naissance.

Un programme de nutrition équilibrée sera également mis en place afin de pallier les problèmes de croissance qui touchent 15% des enfants marocains dont la majorité vit en marge des villes. Pour en revenir à l'UNICEF, il est à noter qu'une stratégie mondiale a été adoptée il y a quelques années. Sanssurprise, elle vise à protéger les femmes, les enfants et les adolescents dans les situations d'urgence humanitaire ou de fragilité et à préserver leur droit fondamental à la santé. Une réalité aux antipodes de l'expérience positive à laquelle on pense quand on parle de la maternité. Parce que des fois, c'est beaucoup moins agréable. La maternité est synonyme pour beaucoup de femmes de souffrance, maladie et même de mort

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