Cameroun: Le devoir de réconciliation

La réconciliation des cœurs et des esprits se présente comme l'une des voies les plus sûres pour poser les jalons du Grand dialogue national sur des bases solides et ouvrir des perspectives rassurantes pour le Cameroun.

On sait que le dialogue initié par le président de la République, Paul Biya, a vocation à sortir le pays de la crise qui sévit depuis près de trois ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Laquelle met en péril la sécurité et le bien-être des populations qui y vivent, mais a également de profondes conséquences sur l'ensemble de la communauté nationale. On sait aussi que le Grand dialogue national va également se pencher sur des questions d'intérêt national tels que l'unité nationale, l'intégration nationale et le vivre-ensemble.

L'écrasante majorité des voix qui s'élèvent depuis l'annonce du Grand dialogue national montre clairement que les Camerounais désapprouvent la guerre qui n'est que stérile et ruineuse et privilégient la concertation, le progrès, l'unité nationale, l'intégration nationale et le vivre- ensemble. Les compatriotes favorables à la paix ne sont pas du tout naïfs. Ils savent que l'histoire du Cameroun est jalonnée par des périodes difficiles notamment la guerre pour l'indépendance qui s'est soldée par de nombreux morts et d'autres pertes considérables.

Ils sont également convaincus que la réunification du Cameroun le 1er octobre 1961 et l'unification du pays le 20 mai 1972 constituent des étapes décisives de la maturation du Cameroun. Tous les patriotes s'accordent pour dire qu'il s'agit désormais de raffermir la maturation de la nation en favorisant la réconciliation nationale lorsque les divergences s'accentuent et que des conflits éclatent. Le président de la République relevait, à juste titre, le 31 décembre 1999 lors d'un message à la nation : « Essayons aussi au-delà des sensibilités différentes de mieux nous comprendre, de nous rassembler afin de consolider notre unité nationale qui est notre bien le plus précieux et qui est la condition indispensable du redressement de notre pays.»

Sans aucun doute, le chef de l'Etat a fait un grand geste en faveur de la réconciliation nationale lorsqu'il a créé le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) le 30 novembre 2018. Depuis son installation le 13 décembre 2018 par le Premier ministre, chef du gouvernement, autorité de tutelle, le coordonnateur national du CNDDR, Fai Yengo Francis, se déploie sur le terrain pour traduire en actes la volonté de paix et de réconciliation du président de la République.

Le 6 novembre 2018 lors du discours inaugural du septennat des Grandes opportunités, Paul Biya, a précisé : « Il ne fait l'ombre d'aucun doute que le destin de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s'inscrit dans le cadre de notre République. Fort du soutien du peuple camerounais tout entier et persuadé qu'il existe une issue favorable, dans l'intérêt de tous, je ferai en sorte que le calme et la sérénité reviennent dans les deux régions concernées dans le strict respect des institutions dont je suis le garant.» Ces actes présidentiels sont déterminants puisqu'ils vont dans le sens de la réconciliation des coeurs et de la paix durable. Ces actes méritent certainement d'être suivis par d'autres actes de bonne volonté de la part des autres Camerounais pour une réconciliation totale. Car les guerres prennent naissance dans les esprits des hommes. C'est dans ces esprits qu'il faut dresser les défenses de la paix.

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