Congo-Brazzaville: Paiement de la dette intérieure - Le secteur privé exige une bonne gestion des 211 milliards francs CFA

Les opérateurs économiques ont publié récemment une déclaration demandant au gouvernement de prioriser les sociétés nationales et de répartir impartialement les fonds aux créanciers.

« Nous exigeons la publication du rapport de l'audit 2014-2016 sur la dette intérieure ; la mise en place d'une mesure d'allègement bancaire par le ministère des Finances et du budget, en tant qu'autorité monétaire, pour soulager les chefs d'entreprise qui avaient contacté des crédits bancaires ; le paiement en priorité du secteur privé national afin de relancer l'économie congolaise », a lancé le Collectif des opérateurs économiques du Congo (Copéco).

La déclaration du Copéco, rendue publique récemment à Brazzaville, intervient peu après une rencontre avec une mission technique du Fonds monétaire international.

De cette concertation, il a filtré que le gouvernement devrait payer avant la fin de ce mois une première tranche de trente-cinq milliards francs CFA, puis une seconde de cent soixante-seize milliards francs CFA en décembre.

« On ne peut parler de diversification économique sans croissance du secteur privé. Le secteur privé est le premier maillon de développement. Il doit donc s'émanciper mais pour cela, l'Etat aussi doit bien faire la part des choses. Nous luttons pour que l'Etat nous prenne en compte », a souligné Roger Obesse, le directeur exécutif du Copéco.

Signalons que cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la restitution des conclusions de la réunion du Fonds monétaire international et la société civile. Elle a réuni près d'une centaine de chefs d'entreprise et autres personnalités.

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