Centrafrique: A l'ONU, Faustin-Archange Touadéra souligne des progrès dans la mise en œuvre de l'accord de paix

Le Président de l'Egypte, Abdel Fattah Al Sisi, au débat général de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
25 Septembre 2019

A la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a souligné mercredi les progrès « modestes mais sûrs » dans la mise en œuvre de l'accord de paix signé entre son gouvernement et 14 groupes armés le 6 février dernier.

« Aujourd'hui, nous sommes mobilisés pour la mise en œuvre de cet Accord avec l'appui des garants (Union africaine et la Communauté économique des États de l'Afrique centrale) et des Facilitateurs, au premier rang desquels figurent les Nations Unies à travers la MINUSCA (Mission des Nations Unies en République centrafricaine) », a-t-il dit dans un discours devant les autres Etats membres des Nations Unies.

« En bénéficiant de l'appui de tous nos partenaires de la sous-région et du monde entier, nous enregistrons des progrès, certes modestes mais sûrs, au sujet de l'extension de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire national, des réformes dans les secteurs de la sécurité et de la défense, lesquelles faciliteront le redéploiement progressif des Forces de défense et de sécurité ainsi que la poursuite du programme national du DDRR (désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement) déjà amorcé », a-t-il ajouté.

Le Président centrafricain s'est félicité du lancement récent de programmes de développement permettant de démontrer que les premiers dividendes de la paix sont une réalité.

Faustin-Archange Touadéra a toutefois reconnu qu'il restait beaucoup à faire, alors que la situation de son pays « demeure fragile malgré quelques avancées réelles ».

« Les groupes armés continuent à approvisionner en matériels de guerre et en munitions par des voies illicites, se rendant coupables des violations massives et répétées du droit international humanitaire et des droits de l'homme », a-t-il souligné. « Mais, comme vous le savez, les forces légales et légitimes de la RCA sont les seules à être frappées d'embargo, privant ainsi l'Etat des moyens de remplir sa mission de protection des citoyens et du territoire ».

Le Président centrafricain s'est félicité de la décision du Conseil de sécurité de l'ONU d'alléger l'embargo sur les armes en faveur des forces de défense et de sécurité mais il a réclamé à « une levée totale de cet embargo pour permettre à l'Etat d'étendre son autorité sur l'ensemble du territoire national, en vue de la protection des populations civiles ».

Selon lui, les conditionnalités fixées par le Comité des sanctions ont été remplies, en plus des progrès significatifs dans le processus de réforme des secteurs de défense et de sécurité.

« Pour venir à bout de la crise qui a secoué mon pays, et dans la droite ligne du thème de notre session, j'en appelle à une action multilatérale, dynamique, concertée, cohérente et coordonnée », a conclu le Président centrafricain.

« Je fonde l'espoir que la communauté internationale restera mobilisée aux côtés du peuple et du gouvernement centrafricains, et continuera à les appuyer pour le relèvement de mon pays ».

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