Congo-Kinshasa: Réfection de la route de Matadi - Les travaux traînent, la population rouspète

Quatre mois après, la route de Matadi, plus précisément au quartier Barrée dans la commune de Ngaliema, n'est toujours pas praticable. Pourtant, les pluies ont repris il y a peu et celle qui s'est abattue mercredi dernier n'est que la deuxième d'une série qui suivra certainement.

L'OVD, à qui il a été confié la mission d'exécuter ces travaux, semble marcher à pas de tortue. Cette route avait connu des fissures et des effondrements graves suite à une pluie qui s'était abattue le 30 mars dernier et avait causé plusieurs dégâts matériels. Non achevée, elle a du se dégrader à causes des autres pluies qui s'en sont suivies, au vu et au su des autorités et des ingénieurs mandatés pour l'avancement des travaux dans ce coins plus que stratégique de la ville de Kinshasa, étant donné qu'elle mène à Matadi, l'une des villes portuaires du pays.

Hormis le problème d'embouteillages que la construction de saut-de-mouton cause à la population, en voilà un autre, puisque les véhicules dans ce tronçon de la ville contournent dans les petites ruelles, pour parvenir au quartier Delvaux ou UPN. Outre le temps que prend l'aménagement de cette route, la population de Barrée se plaint du manque de caniveau à ce niveau, chose qui cause parmi tant d'autres des dégâts après les pluies dans ce quartier.

Ainsi, la population de ce secteur appelle à la diligence des agents de l'OVD, qui auront, d'après certains usagers de cette route, à bénéficier de l'argent alloué au travail qu'ils font : « les agents de l'OVD doivent prouver aux autres qu'ils sont dignes de confiance, car ça fait quand même longtemps qu'ils ont commencé ce travail. Si c'est le gouvernement qui bloque, il est vraiment temps de finaliser puisque les routes secondaires que les gros véhicules empruntent commencent elles aussi à céder », a renseigné un habitant de Barrée. D'aucuns suggèrent au gouvernement de prévoir des routes secondaires pour palier au problème d'embouteillages. «Faire des saut- de-mouton, c'est pas mal, mais il faut créer des routes secondaires, cela facilitera la circulation, mais aidera par-dessus tout à préserver des routes trop souvent utilisées », conseille-t-on.

Par ailleurs, certaines personnes restent optimistes, au regard de ce qui a été déjà fait sur d'autres tronçons de la ville et disent donner la chance au programme de 100 jours du Président Félix Tshisekedi, qui a promis de faire les routes et qui arrive tant soit peu à réaliser ses promesses, l'exemple de la route de Bokassa et de celle de Kalembe-lembe redonnent l'espoir à ces habitants de l'Ouest de Kinshasa, qui restent confiants. Qu'à cela ne tienne, il faut dire que même si les pluies ont commencé, avec un peu de détermination, l'on peut arriver à finir cette route, avant d'entrer dans les mois à fortes précipitations, chose qui n'arrangera certainement pas les choses. Pour plusieurs, laisser traîner les travaux dans cette direction amènerait à la ruine de plusieurs routes, et ce, non sans conséquence pour le trésor public.

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