Afrique Centrale: Somalie-Kenya - Farmajo et Kenyatta se rencontrent à l'ONU dans un contexte tendu

Les présidents du Kenya, Uhuru Kenyatta (à gauche) et Mohamed Farmaajo (à droite), un représentant somalien, se sont entretenus lors d'une réunion organisée par l'Egyptien Abdel Fattah al-Sisi en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2019.

Les présidents du Kenya et de Somalie se sont rencontrés mardi, à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Un début de rapprochement alors que depuis février, les relations entre les deux pays se sont refroidies. Nairobi accuse Mogadiscio d'avoir vendu des licences d'exploitation pétrolière sur son territoire.

Uhuru Kenyatta et Mohamed Farmajo se serrent la main, avec au milieu, l'Égyptien Abdel Fatah al-Sissi tout sourire. L'image est belle pour le président en exercice de l'Union africaine qui a réussi à amorcer un réchauffement entre Kenya et Somalie, dont les relations ne cessent de se dégrader.

Depuis février, la frontière a été temporairement fermée, la liaison aérienne directe a été suspendue, des visas d'officiels ont été refusés, sans compter les communiqués incendiaires...

Mardi, selon la présidence somalienne, les deux voisins se seraient mis d'accord pour restaurer leurs relations au niveau d'avant la crise et à prendre des mesures diplomatiques pour redonner confiance. Dans ce but, un comité conjoint doit être mis sur pied.

La ministre kényane des Affaires étrangères a parlé d'une « étape dans la bonne direction ». « Nous avons toujours cru que des négociations étaient le meilleur cadre pour trouver des solutions africaines à des problèmes africains », a déclaré Monica Juma.

Depuis le début, Nairobi cherche à éviter un passage devant les tribunaux. Pour autant, mardi, aucun accord sur le litige maritime n'a été trouvé. Selon Mohamed Abdinur, porte-parole de la présidence somalienne, « la procédure devant la Cour internationale de justice va continuer ».

Les audiences doivent commencer le 4 novembre. Le chercheur Rashid Abdi estime lui que ces tensions déstabilisent la région. Il plaide pour le dialogue direct, car selon lui, les « solutions durables viennent rarement des procédures judiciaires ».

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Plus de: RFI

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