Cameroun: Contribution au Grand dialogue national - La presse à la Une

Youtube/Paul Biya
Paul Biya, Président du Cameroun lors de son discours à la jeunesse 10.02.2018

Des patrons d'organes d'information ont été reçus mercredi, 25 septembre 2019 par le Premier ministre, chef du gouvernement.

On aurait pu parler de la conférence de production du Grand dialogue national. La presse nationale, dans la pluralité de ses titres et la diversité de ses lignes éditoriales, s'est retrouvée mercredi, 25 septembre 2019 autour du Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute. La délégation des patrons de presse, qui se recrutent dans les secteurs public et privé, était conduite par Jean Pierre Amougou Belinga, président directeur général du Groupe l'Anecdote.

Plus de 30 minutes après les échanges, le chef de la délégation a indiqué l'objet de leur entretien : parler de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, de la contribution de la presse au déroulement du Grand dialogue national, et du quotidien de la presse. En clair, les dirigeants d'organes d'information ont fait des propositions de sortie du désastre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, mais ont aussi mis l'accent sur l'amélioration de leurs conditions de travail.

Les évêques de la province ecclésiastique de Bamenda sont quant à eux portés par le souci de la vérité. George Nku'o, évêque du diocèse de Kumbo, après la concertation avec le PM, a souligné le devoir de vérité et de sincérité qui incombe à tous les participants de ce Grand dialogue national. L'homme de Dieu appelle toutes les parties prenantes à « creuser » afin de trouver la racine du problème.

Une situation déplorable qui a porté un coup à l'activité des transporteurs par moto dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le Syndicat national des motos taxis du Cameroun, autre groupe à la table de consultation du PM, par la voix de son président, Chief Ntonefo René, propose donc que le gouvernement les implique dans le processus de pacification des régions en crise.

Le Grand dialogue national se nourrira aussi des propositions de la coalition de la société civile pour la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme. Le Pr. Justine Diffo qui a conduit la délégation, a marqué leur adhésion à ce processus impulsé par le président de la République. Le Groupement des femmes d'affaires du Cameroun, venu en consultation, s'est inscrit dans cette logique. Les femmes, cheffes d'entreprises entendent accompagner le gouvernement dans la sensibilisation et l'adhésion des acteurs du monde des affaires.

Le PM a bouclé sa longue journée de consultation avec les dignitaires traditionnels. Il s'agit notamment des membres de l'Association des chefs traditionnels haoussa du Cameroun, conduite par El Hadj Amadou Bako et le Mouvement « Ngoh Ni Nsongo », dont le président est l'artiste Prince Ndedi Eyango. Les chefs traditionnels haoussa demandent au gouvernement de multiplier des emplois pour des jeunes, notamment ceux enrôles par les mouvements sécessionnistes. Les chefs traditionnels du « Ngoh Ni Nsongo », eux, soutiennent la valorisation de l'identité culturelle et du dialogue.

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