Congo-Brazzaville: Cantines scolaires - Environ quatre-vingt mille enfants ciblés en 2019-2020

Une réunion technique a regroupé le 26 septembre, à Brazzaville, les différents partenaires impliqués dans la mise en œuvre du programme dont les impacts auprès des bénéficiaires ne sont plus à démontrer.

Financé par le département de l'Agriculture des Etats-Unis à travers son aide au développement, le programme McGovern-Dole va nourrir cette année environ quatre-vingt mille enfants dans plus de trois cent soixante écoles du Congo. Les préparatifs de la mise en place des cantines scolaires pour la rentrée 2019-2020 et ses défis ainsi que le lancement du projet « Cantines ya mboka » ont été au centre de la réunion qui a mis sur la même table les directeurs départementaux de l'Enseignement primaire, secondaire et de l'alphabétisation, les agences des Nations unies, les ONG du secteur privé, la direction de l'alimentation scolaire et l'ambassade des Etats-Unis au Congo.

En effet, les participants à cette rencontre ont été sensibilisés, entre autres, à l'engagement volontaire des partenaires privés et publics dans la mise en œuvre du programme ; aux problèmes rencontrés (remplissage des carnets, détournements des vivres, insuffisance des missions de suivi). Ils ont été aussi édifiés sur le plan d'activité de l'année scolaire 2019-2020.

Parlant des innovations, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo, Jean-Martin Bauer, a annoncé l'expérimentation du projet « Cantines ya mboka », une alimentation scolaire fondée sur la production locale. « Nous allons, à partir de cette année, pour la première fois, permettre à un certain nombre des cantines, environ dix-sept, d'acheter auprès des vendeuses le manioc, les légumes, le poisson pour préparer des repas locaux », a-t-il indiqué, espérant que ce modèle sera bien adapté aux préférences alimentaires des enfants bénéficiaires et un gage de durabilité du programme de cantines scolaires au Congo.

Interrogé si toutes les conditions étaient réunies pour l'exécution de ce programme, Jean-Martin Bauer a assuré que les vivres étaient déjà stockés dans les magasins à travers le pays afin d'être déployés dans les écoles. Concernant les écoles Ora (Observer, réfléchir, agir), il a annoncé la poursuite de l'assistance à ces communautés vulnérables d'autant plus que la cantine scolaire est une sécurité nutritionnelle, alimentaire pour les enfants. « Elle permet d'améliorer les résultats scolaires des élèves qui sont à l'école. Il s'agit aussi d'un filet social important. Pour certains enfants, le repas des cantines scolaires est l'unique pris dans la journée, surtout dans les communautés vulnérables », a-t-il commenté, précisant qu'il s'agit d'un instrument clé dans la politique sociale.

« Engager le processus d'autonomisation des cantines scolaires »

Justifiant la présence des directeurs départementaux à cette réunion, le directeur de l'alimentation scolaire, Roch Bredin Bissala Nkounkou, a indiqué que le but était de faire d'eux des ambassadeurs des cantines scolaires dans leurs différentes entités administratives. Quant à la mise en œuvre du projet « Cantines ya mboka », il a rappelé que l'objectif est de financer les comités de gestion des cantines afin de leur permettre d'acheter les vivres au niveau des petits producteurs agricoles. « Ceci pour engager le processus d'autonomisation des cantines scolaires qui devrait normalement reposer sur la production locale et les petits producteurs agricoles. Tout est fait du côté ressource humaine pour accompagner nos partenaires dans l'effectivité des cantines scolaires en République du Congo », a-t-il rassuré.

D'un montant de trente millions de dollars, soit environ quinze milliards francs CFA, ce financement permet au PAM, agence d'exécution, d'assister pendant cinq ans cinquante-quatre mille élèves dans quatre cent soixante-dix écoles. Mis en œuvre pour la période 2018-2022, McGovern-Dole interviendra dans les zones rurales de six départements du pays, ayant les niveaux d'insécurité alimentaire et de malnutrition élevés et un taux de scolarisation en-dessous de la moyenne nationale. Il s'agit de la Bouenza, de la Lékoumou, du Pool, des Plateaux, de la Likouala et de la Sangha, avec un accent particulier sur les écoles Ora.

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