Burkina Faso: Une lettre pour Laye - Quand Roch tire plus vite que son ombre

Cher Wambi,

Nous sommes pratiquement au mois d'octobre, mais Dame Pluie continue d'ouvrir ses vannes sur notre pays, au grand bonheur des agriculteurs. Seule la localité de Boromo n'a pas eu de pluie durant la période allant du 19 au 25 septembre 2019. Je m'empresse d'ailleurs de te livrer le relevé pluviométrique de cette période que les services de l'ASECNA m'ont communiqué : Dori : 1,4 mm, Ouahigouya : 2,9 mm, Ouagadougou Aéro : 4,8 mm, Dédougou : 14 mm, Fada N'Gourma : 17,7 mm, Bobo-Dioulasso : 4,5 mm, Boromo : 0 mm, Pô : 8,7 mm, Gaoua : 22 mm et Bogandé : 11,3 mm.

Cher Wambi, c'est un truisme que de dire que la situation sécuritaire du Burkina Faso est plus que préoccupante. Que ce soit dans le Sahel, dans la région du Centre-Nord ou au Sourou, les groupes armés continuent de harceler nos Forces de défense et de sécurité tout en s'adonnant à des exactions contre les populations civiles qui n'ont que leurs jambes pour fuir.

La récurrence des attaques, le nombre de victimes et la catastrophe humanitaire due à l'important flux de personnes déplacées commencent à toucher le moral des Burkinabè. Et ce n'est pas le chef suprême des armées, Roch Marc Christian Kaboré, qui dira le contraire, lui qui, lors de son récent séjour à Bobo-Dioulasso, a reconnu que la lutte contre le terrorisme était difficile.

Si déjà le combat contre l'ennemi est difficile, qu'en sera-t-il si ceux qui sont chargés de la sécurité et de la défense du territoire national sont à couteaux tirés ?

Oui, cher cousin, c'est la question que je me pose face à cette espèce de guerre de corps qui semble opposer la Police nationale à l'Armée. Au centre de cette querelle : une question d'armement.

En effet, dans une de mes précédentes lettres, je te parlais de la complainte des policiers liée à leur sous-équipement face aux groupes terroristes. Mais la grande stupéfaction des Burkinabè viendra des accusations des plaignants contre la hiérarchie militaire qui estimerait que les armes lourdes ne seraient pas des joujoux pour flic, soient-ils déployés sur le théâtre des combats.

C'est ce qui est ressorti de la conférence de presse le lundi 23 septembre dernier de l'UNAPOL, syndicat de la Police nationale, qui a sorti l'artillerie lourde, c'est le cas de le dire, contre les Forces armées nationales.

Ce jour-là, très remonté contre « une certaine hiérarchie militaire », le secrétaire général de l'UNAPOL a dénoncé la rétention d'armes, acquises sur le budget du ministère de la Sécurité et destinées aux unités opérationnelles de la police. Pour lui, cette confiscation ne repose sur aucune base légale puisqu'en dépit « des nombreuses recherches menées par l'UNAPOL, les textes qui interdiraient à la Police nationale l'utilisation de certaines catégories d'armes sont introuvables dans l'arsenal juridique actuel du Burkina Faso ». Alors, les responsables du syndicat de la Police ont menacé « de retirer leurs troupes des zones exposées aux attaques terroristes si les choses ne bougent pas dans les prochains jours ».

Tout se passe comme si c'est au moment où on a le plus besoin de la cohésion et de la sérénité au sein de nos FDS que celles-ci semblent se livrer à une indécente querelle de corps, au grand bonheur des terroristes.

Cher Wambi, c'est dans ce contexte de cacophonie au sein des hommes de tenue que j'ai appris qu'un contentieux judiciaire opposait désormais la Police au député-maire de Djibo, Oumarou Dicko.

Te rappelles-tu, dans ma missive de la semaine dernière, j'évoquais cette sortie médiatique de l'édile de Djibo suite au départ des policiers du commissariat de ladite ville.

En effet, dans cet entretien accordé à notre confrère «Lefaso.net », M. Dicko a porté de graves accusations contre ces derniers : « Ces policiers étaient à la base de plusieurs problèmes dans la ville. Il y a même eu des cas de viols... Ils ont tué un fou et fait croire qu'il s'agit d'un grand terroriste ».

« Allégations suffisamment alarmantes pour ne pas faire l'objet d'une enquête », avais-je écrit, précisant qu'une source sécuritaire haut placée, jointe au téléphone, dit être très étonnée de la nature des déclarations du député-maire et affirme que « jusqu'à ce jour, de tels actes n'ont jamais été portés à la connaissance des services de la Police nationale ».

Face à la gravité des propos du député-maire de Djibo, la réaction de la Police n'a pas tardé : en début de semaine, elle a porté plainte contre l'intéressé pour « diffamation, complicité pour non-dénonciation et entreprise de démoralisation des forces de police ».

J'ose croire que le maire dispose de preuves irréfutables de ces accusations et ne s'est pas contenté de répandre des rumeurs qui ont hélas actuellement cours dans le contexte sécuritaire actuel.

Affaire à suivre donc ...

Cher Wambi, l'affaire fait grand bruit depuis le début de la semaine, et pas seulement dans les casernes. Depuis les Etats-Unis, où il participe à l'assemblée générale des Nations unies, le président du Faso a en effet relevé de ses fonctions le lieutenant-colonel Souleymane Sanou, chef de corps du 23e Régiment d'infanterie commando basé à Dédougou. A l'origine de cette sanction, l'embuscade de Toéni dans laquelle cinq de nos soldats ont été tués le 19 septembre 2019. Il n'en fallait pas plus pour que les soldats s'en prennent à leur chef, le tenant pour responsable de cette nouvelle boucherie, l'accusant même d'intelligence avec l'ennemi parce qu'ils auraient relevé les traces d'une communication l'incriminant. Ils menaçaient donc de lui faire la peau, ce qui a obligé l'indésirable officier à se réfugier chez le chef de canton.

Cher cousin, je ne saurais te dire si le béret rouge dont les éléments viennent d'obtenir la tête est effectivement coupable de ce dont on l'accable. Si c'est vrai, c'est quand même suffisamment grave pour ne pas mériter, en plus de la sanction administrative, une cour martiale pour trahison en temps de guerre. L'affaire ne devrait donc pas s'arrêter là. Si, par contre, il n'y a rien de solide dans tout ça, on aurait irrémédiablement brisé la carrière et terni l'honneur et la réputation d'un militaire pour rien ; sans oublier l'opprobre qui va souiller toute sa famille. J'espère donc qu'il n'y a pas eu une certaine fébrilité dans la gestion de ce dossier et qu'en dégainant si vite, le chef suprême des armées a pris le soin de faire mener toutes les investigations qui conviennent dans de telles circonstances à commencer par entendre l'incriminé- avant que son couperet tombe.

J'aurais compris, cher Wambi, que pour sa propre sécurité même, et en attendant de tirer cette ténébreuse affaire au clair, on exfiltre le galonné dans un premier temps. Ce qui m'inquiète dans cette histoire, c'est que c'est un précédent dangereux qu'on peut ainsi créer, car ce que les subalternes racontent n'est pas toujours parole d'évangile, et s'il leur suffit de ruer dans les brancards pour se payer le scalp du commandant, on a bien peur que la situation devienne très vite incontrôlable. Or, il y a déjà suffisamment de problèmes. J'imagine du reste combien cette malheureuse affaire doit mettre mal à l'aise toute la hiérarchie militaire

Cher Wambi, tu as sans nul doute suivi le tournant que vient de prendre la guéguerre au sein du CDP.

En effet au terme d'un congrès extraordinaire tenu dimanche passé à Ouagadougou, l'instance suprême de l'ex-parti au pouvoir a pris des mesures contre bon nombre de cadres qui ont écopé de sanctions d'exclusion ou de suspension.

Loin de moi l'idée de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Si le CDP a le droit de se prononcer sur des cas d'indiscipline et de prendre les mesures qu'il juge appropriées, j'ai la faiblesse de penser qu'il a frappé sans distinguo. En disant cela, je pense particulièrement au cas de Juliette Bonkoungou qui a été suspendue pour douze mois.

Fallait-il vraiment réserver un tel traitement à la « Julie nationale » qui, actuellement dans son lit d'hôpital à Paris, a d'autres chats à fouetter ?

Sa situation présente ne méritait-elle pas que, pour des raisons humanitaires, pour ne pas dire par charité chrétienne, on lui épargne pareille manque de compassion ?

Quel que soit ce que Juliette Bonkoungou a pu commettre par action, par pensée ou par omission, elle méritait autre chose pour lui remonter le moral.

Cher Wambi, tu te rappelles que le procès des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré s'était ouvert le 27 avril 2017 devant la Haute Cour de justice (HCJ) siégeant au Tribunal de grande instance de Ouagadougou ? Ces ministres étaient poursuivis pour la répression de l'insurrection populaire. Mais l'audience n'avait pu évoluer à cause de pertinentes exceptions de procédure soulevées par les avocats de la défense. L'une des plus importantes de ces exceptions étant l'absence d'un double degré de juridiction puisque les jugements de la HCJ étaient sans appel.

Alors que le procès s'enlisait, puisqu'il n'a jamais pu prendre son envol, moins d'un mois après la première audience, le dossier avait été renvoyé sine die par le député Mathieu Bébrigda Ouédraogo, le président de la HCJ. Un report qui a permis au ministre René Bagoro et à ses services de remanier et de faire adopter le 4 juillet 2017 les textes de cette juridiction. Le but de cette chirurgie législative était, bien entendu, de conformer les textes à la Constitution et aux Traités internationaux ratifiés par le Burkina Faso.

Dans cet intervalle, cher cousin, la machine judiciaire s'était mise en branle dans le dossier du putsch manqué du général Gilbert Diendéré. Du coup, tout le monde attendait que, dès la fin du procès du putsch, on embraille avec celui des ministres de Blaise Compaoré. Et de fait, cette information a même circulé ces derniers temps dans certains milieux. Et le mois d'octobre revenait comme une antienne dans la bouche des uns et des autres.

Mais, cher Wambi, selon des échanges que j'ai eus avec des connaisseurs du droit, il semble improbable que ce procès puisse se tenir en octobre. Car aucun accusé n'a encore reçu de citation pour l'audience de la HCJ. Certes, ces citations pourraient être envoyées dans les jours qui viennent, le délai légal étant de deux semaines avant la date de l'audience, mais d'ici là, il y a un certain nombre de points à régler au préalable :

le premier porte sur les magistrats professionnels qui siègent à la HCJ. La juge Elisabeth Bado était récusée parce qu'elle provenait du Conseil d'Etat, une juridiction qui n'est pas de l'ordre judiciaire. S'il faut la remplacer, il faudrait également songer à remplacer le juge Jean Kondé, devenu aujourd'hui Premier président de la Cour de cassation. Il y a donc ces deux remplacements à faire ;

après cela, il y a la question du parquet à résoudre. Comme le veut la loi, c'est le procureur général de la Cour de cassation qui fait office de procureur de la HCJ. Armand Ouédraogo, comme on le sait, après une évacuation sanitaire de quelques mois en Tunisie, est rentré au pays mais il n'est pas en condition de monter et de tenir son rôle. Certes, ses substituts peuvent tenir la baraque, mais les choses ne sont pas si simples, pour certaines raisons dont je me garde pour l'instant de t'en parler ;

un autre point, qui vaut ce que ça vaut, c'est que dans certains cercles, la présence de Me Bénéwendé Sankara dans la composition de la Cour poserait problème en ce sens qu'il a été une figure politique qui a longtemps combattu le régime Compaoré. Le concernant, selon mes interlocuteurs, le risque qu'il soit juge et partie est très grand. Du coup, selon eux, sa présence déteindrait négativement sur ce procès et affaiblirait du coup, devant toute juridiction supranationale, le jugement de la HCJ.

Enfin, last but not least, les différents appels interjetés dans le dossier du putsch manqué et surtout l'appel du procureur militaire militent pour une mise en stand-by du procès des ministres. En effet, vu la nature des deux dossiers et la carrure des accusés, la tenue simultanée de ces procès semble improbable, surtout que beaucoup d'avocats sont sur les deux dossiers et que certains accusés dans le dossier du putsch sont cités dans celui des ministres.

Dans tous les cas, le procès du dernier gouvernement de Blaise Compaoré étant politique, l'initiative de son agenda appartient aux politiques qui, seuls, savent réellement quand ils veulent lancer les hostilités.

Cher Wambi, le 26 août 2019, un groupe de députés de l'Union pour le progrès et le changement (UPC) mené par Nicolas Dah avait saisi le Conseil constitutionnel d'un recours aux fins de constater la déchéance du mandat du député Elisé Kiemdé, élu sur la liste UPC du Bazèga. Ce dernier faisait partie d'un groupe de députés dissidents. Son exclusion avait été proposée en attendent qu'elle soit entérinée par le congrès à venir du parti de Zéphirin Diabré.

Mais dans l'intervalle, Elisé Kiemdé avait créé un parti, l'URD dont il est le président.

C'est sur cette base que les grands juges ont été saisis du cas Kiemdé. Lors de leur séance du 25 septembre 2019, les Sages ont estimé que le député Kiemdé avait démissionné de l'UPC. En conséquence ils ont invité l'Assemblée nationale à en tirer toutes les conséquences en procédant à son remplacement par son suppléant sur la liste UPC. La balle est donc dans le camp du Parlement qui doit faire le nécessaire pour que le suppléant de M. Kiemdé soit investi député.

Cher Wambi, voici à présent un communiqué qui va certainement réjouir plus d'un retraité. Il émane du président de l'Association nationale des retraités du Burkina Faso. Mais que dit ce communiqué ? Découvrons-le ensemble.

Le président de l'Association nationale des retraités du Burkina Faso (ANRBF) a le plaisir de porter à la connaissance de tous ses membres à jour de leurs cotisations que le Laboratoire d'analyses médicales du Centre leur ouvre de nouveau ses portes sur la base des tarifs préférentiels momentanément suspendus. Cette heureuse circonstance m'offre l'opportunité de traduire, au nom de l'Association des retraités, ma reconnaissance au promoteur du Laboratoire d'analyses médicales du Centre. J'y associe tout son personnel, surtout pour la qualité de l'accueil réservé aux nombreux retraités.

Le président

Simon Ouédraogo

A présent, je t'invite à feuilleter avec moi le Carnet secret de Tipoko l'Intrigante.

- Les résidents de la cité « Les grâces » ne sont pas du tout contents de la société Abdoul Service : en effet, dans une correspondance adressée à la société immobilière le 9 septembre dernier, l'association des résidents dénonce le manque de "commodités devant leur permettre une vie paisible". "Après plusieurs démarches pour trouver avec vous des solutions aux différents problèmes que vivent les résidents, nous sommes au regret de constater que, depuis, rien de plus significatif et structurant n'a vu le jour. Aussi, toutes nos tentatives ont rencontré votre mépris à l'égard de nous, les personnes qui vous ont fait confiance, qui en achetant un logement, qui en achetant une parcelle", se désolent les résidents, qui n'en peuvent plus de subir de nombreux désagréments : il s'agit notamment du non-raccordement à l'eau et à l'électricité, de la non-mise à disposition d'infrastructures d'assainissement, etc.

Lasse donc d'attendre une réponse à ses préoccupations, l'association des résidents a élaboré une plateforme revendicative qu'elle a soumise à la société Abdoul Service. Selon des sources bien informées, le promoteur Abdoul service a demandé à rencontrer l'association des résidents ce vendredi 27 septembre 2019 pour examiner leurs doléances.

- Une jeune femme âgée de 22 ans du nom de Mariam Nikiéma a donné naissance le mercredi à l'hôpital Souro Sanon de Bobo-Dioulasso à des jumeaux. Cette bonne nouvelle ne sera malheureusement que de courte durée pour les parents, qui sont depuis la naissance de leurs enfants dans l'angoisse et la stupeur. Car les nouveau-nés, par césarienne, ont une malformation des plus rares sous nos cieux : en somme ce sont des bébés siamois nés collés par une partie du thorax et bien plus au niveau des bassins. Et depuis, ces jumeaux dont le sexe reste encore à préciser font l'objet de curiosité, mais aussi d'une attention particulière du personnel de la pédiatrie de l'hôpital Souro Sanon. Selon nos informations, la situation de la mère est préoccupante, et elle a nécessairement besoin d'une prise en charge psychologique d'urgence. Interrogé sur l'état des bébés siamois, le professeur Aboubacar Nacro de la pédiatrie ne cache pas son inquiétude face à une situation qui semble complexe et délicate. Mais pour lui, il faudra attendre les résultats des examens pour être définitivement situé sur le sort de ces bébés siamois. Affaire donc à suivre.

- Rappelé à Dieu le 29 septembre 2017, le journaliste à la retraite Justin Coulibaly a eu une véritable vie de militant. Il était fortement engagé dans différentes associations médiatiques de notre pays : l'Association des journalistes du Burkina (AJB), le Syndicat national des travailleurs de l'information et de la culture (SYNATIC) dont il a été longtemps le secrétaire général et le Centre national de presse Norbert Zongo dont il était membre du comité de pilotage.

Deux ans après son décès, c'est dans son village, Toussiana (province du Houet), que sa famille célèbre ses funérailles chrétiennes. Ainsi, une messe de requiem sera dite pour le repos de son âme le samedi 28 septembre 2019 à partir de 9 heures à l'église Saint-Paul de Toussiana tandis que ce vendredi nuit à 20 heures, une veillée de prière est organisée à son domicile sis à Yorokofesso, au secteur 2 de Toussiana.

Nul doute que ce sera une occasion de retrouvailles entre journalistes à Toussiana.

- La particularité de la session 2019 des concours directs de la fonction publique est qu'ils sont organisés alors que les gestionnaires des ressources humaines de l'Etat observent un mouvement d'humeur depuis des semaines. C'est dans ce contexte qu'un candidat avait attaqué en août dernier un ensemble de concours devant le conseil d'Etat. Dans un jugement en référé, les juges administratifs ont décidé la suspension de 11 concours, en attendant de connaître le fond de la plainte. Mais l'Etat a tout de même administré les épreuves desdits concours. Voici la liste des concours concernés par la suspension :

- concours direct de recrutement de six élèves Conseillers en Gestion des ressources humaines ;

- concours direct de recrutement de cinq (05) élèves Inspecteurs des Douanes ;

- concours direct de recrutement de quatre (04) élèves Conseillers d'Education Féminine ;

- concours direct de recrutement de cinq (05) élèves Conseillers en économie et développement ;

- concours direct de recrutement de dix (10) élèves au cycle A de l'ENAREF ;

- concours direct de recrutement de cinq (05) élèves Administrateurs des Services touristiques ;

- concours direct de recrutement de trois (0 3) élèves Conservateurs Restaurateurs de Musée ;

- concours direct de recrutement de trois (03) élèves Administrateurs du Cinéma et de l'Audiovisuel ;

- concours direct de recrutement de trois (03) élèves Conseillers des Affaires Culturelles ;

- concours direct de recrutement de cinq (05) élèves Conseillers Administrateurs des Hôpitaux et des Services de Santé,

- concours direct de recrutement de dix (10) élèves Conseillers des Affaires Etrangères.

- Le lundi 23 septembre 2019 à Milan en Italie, la FIFA a procédé à la remise des trophées The Best aux meilleurs joueurs du monde. Ainsi, le prix The Best de la meilleure joueuse est revenu à Megan Rapinoe qui a porté les Etats-Unis jusqu'au titre mondial en France au mois de juillet dernier. Elle a devancé sa compatriote Alex Morgan et l'Anglaise Lucy Bronze.

Du côté des hommes, c'est l'Argentin Lionel Messi qui a remporté le prix. Un prix qui est loin de faire l'unanimité, car pour beaucoup, les Africains Sadio Mané et Mohamed Salah méritaient grandement la consécration après la formidable saison qu'ils ont eue avec leur club, Liverpool, (Ligue des champions d'Europe, super coupe d'Europe, meilleurs buteurs de la Première ligue anglaise).

Après la cérémonie, la FIFA a publié sur son site web (fifa.com) les différents votes. Et on se rend compte que les Africains ne votent pas toujours pour les candidats du continent. Qu'en est-il des votes burkinabè puisque notre pays, comme les autres pays affiliés à la FIFA, avait trois votants ? Voici le décompte qu'on peut lire sur le site de la FIFA.

Le vote fait par le capitaine (Charles Kaboré) des Etalons :

1er : Christiano Ronaldo

2e : Van Dijk Virgil

3e : Lionel Messi

Au nom des coachs, Firmin Sanou a donné ses voix ainsi :

1er : Lionel Messi

2e : Van Dijk Virgil

3e : Kylian Mbappé

Enfin au niveau des médias, c'est Sidiki Dramé qui a voté :

1er : Sadio Mané

2e : Mohamed Salah

3e : Christiano Ronaldo

- ZLECAF : « Enjeux, défis et opportunités pour les hommes d'affaires africains », tel est le thème de la conférence qu'organise ISAF (Investisseurs Sans Frontières) pour marquer sa rentrée économique le 1er octobre 2019 à 18h à l'hôtel Sopatel Silmandé. En rappel, ISAF a été porté sur les fonts baptismaux par des hommes d'affaires africains en février 2019 avec pour objet de créer un climat agréable et sécurisé pour tous les investisseurs sur le continent africain. Puissant réseau d'hommes d'affaires, ISAF, déjà présent dans trois pays, ambitionne de tisser sa toile dans tous les pays membres de la ZLECAF à l'horizon 2025.

Cette rentrée économique est placée sous le coparrainage du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat.

De nombreuses personnalités nationales et internationales sont attendues à l'occasion de l'évènement.

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Observateur Paalga

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