Congo-Brazzaville: Avortements clandestins - L'association Avenir Nepad invite le gouvernement à réglementer le phénomène

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale du droit à l'avortement, le 28 septembre de chaque année, l'organisation non gouvernementale a demandé aux pouvoirs publics d'adopter une loi en la matière conformément à certains instruments juridiques internationaux que le pays a signés et ratifiés.

Au cours d'une conférence de presse animée le 27 septembre, à Brazzaville, Avenir Nepad a exprimé son indignation contre le non-respect des droits de certaines femmes. Ornaël Mikaël Djembo, chargé de programme au sein de cette association, a rappelé que sur le plan régional et international, le Congo a signé et ratifié un certain nombre d'instruments juridiques, notamment la charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatifve aux droits des femmes en Afrique, communément appelée protocole de Maputo. Malheureusement, a-t-il déploré, certaines lois nationales ne cadrent pas avec cette exigence internationale.

« Les juristes savent que les lois internationales sont au-dessus des lois nationales mais nous constatons que les droits de certaines femmes ne sont pas respectés. L'article 14 du protocole de Maputo, par exempel, stipule : "Protéger les droits des femmes, particulièrement en autorisant l'avortement médicalisé, en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus" », a-t-il précisé.

Reconnaissant le fait que chaque société possède ses us et coutumes, l'association Avenir Nepad souhaite que les lois s'adaptent à la réalité puisque les avortements clandestins continuent de faire des dégâts, estimant qu'il est temps que le phénomène soit cadré afin d'éviter ses conséquences néfastes.

A cet effet, elle plaide pour une harmonisation des instruments juridiques nationaux avec les engagements pris sur le plan régional et international en matière d'avortement. « Nous voulons que le gouvernement améliore l'accès à l'information et aux services liés à la planification familiale ainsi que la promotion des instruments juridiques existants en matière des droits de la femme. La population doit être libre de décider sur la question car il y a certaines circonstances qui nécessitent l'avortement », a conclu Ornaël Mikaël Djembo.

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