Congo-Kinshasa: La FAO réitère son engagement à promouvoir l'éradication de la rage d'ici 2030

Le Ministère de pêche et élevage a organisé, le 28 septembre dernier à Kinshasa, la célébration de la journée mondiale contre la rage. Placée sous le thème «Rage : vacciner pour l'éliminer», cette activité a réuni plusieurs parties prenantes dont les représentants des organismes du système de Nations Unies, qui ont tous insisté sur le fait que l'élimination de la rage ne soit possible que par la vaccination des chiens et la prévention des morsures de chiens.

En marge de cette 13ème journée, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a, à travers Judicaël Pazou, chargé des opérations et délégué du numéro Un de cette structure en RD. Congo, réitéré son engagement qui est celui d'assurer la santé et promouvoir l'éradication de la rage d'ici 2030.

Les partenaires des programmes de sécurité sanitaire mondiale, le ministre de pêche et élevage, les représentants des organismes du système des Nations Unies, les représentants des agences de coopération bi et multilatérale et tant d'autres personnes ont, en effet, constitué l'essentiel des panels qui se sont retrouvés, afin d'échanger sur la situation de la rage animal et humaine en RDC, la prise en charge animale et humaine pour la prophylaxie post-exposition de la rage dans la ville-province de Kinshasa ainsi que la conduite à tenir lors de morsures par animal. Judicaël Pazou, délégué du représentant de la FAO, a, d'entrée de jeu, remercié le gouvernement congolais pour le soutien apporté dans la lutte contre la rage.

A l'en croire, environ 60.000 personnes meurent de la rage dans des extrêmes souffrances, dont la majorité sont des enfants mordus par des chiens contaminés. Il a ainsi rappelé l'importance que revêt ladite journée car, la rage est une véritable menace pour la population. D'où, au regard du thème général centré sur "la vaccination, la pierre angulaire des efforts de lutte contre la rage", il a souligné qu'il faille prendre de mesures nécessaires de prévention, entre autres, faire vacciner annuellement tous les animaux de compagnie et sensibiliser la population sur les dangers de la rage.

Promouvoir l'élimination de la rage d'ici 2030

L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et l'Alliance mondiale pour la lutte contre la rage (GARC) ont mis en place un groupe mondial contre la rage, afin de fournir une stratégie commune pour atteindre zéro décès dû à la rage humaine d'ici 2030. Une chose qui, a expliqué le chargé des opérations, s'inscrit dans la ligne de mire de la FAO, étant donné qu'elle s'investit depuis plusieurs années à mettre un terme aux épidémies tropicales notamment, la rage dont une journée internationale contre elle a été officialisée depuis 2007. C'est dans cette optique que la FAO assiste les pays membres dans leurs efforts de prévention et de lutte contre la rage, y compris la lutte contre les épidémies de rage, la sensibilisation à la maladie et le renforcement des systèmes de surveillance et de contrôle des maladies, a-t-il poursuivi, avant de renseigner que cet organisme international a soutenu plusieurs activités, dans le cadre du programme d'action pour la sécurité sanitaire mondiale (GHSA) financé par l'agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre depuis 2016 dans 14 pays de l'Afrique.

Du nombre de ces activités, il y a notamment, fournitures des réactifs et d'équipements de laboratoire, de formations sur les tests de diagnostic recommandés par l'OIE, le test d'immunofluorescence et le test direct rapide d'immunohistochimie (DRIT). En outre, elle a appuyé l'élaboration des plans nationaux d'élimination de la rage en utilisant l'outil SARE et le plan de travail pratique vers l'élimination de la rage dans le but d'atteindre les objectifs mondiaux de «zéro cas rage à l'horizon 2030». Cette stratégie repose sur 3 mesures essentielles, à savoir : l'accessibilité aux vaccins et anticorps pour la population humaine, la prise en charge efficace des personnes mordues et la vaccination massive des chiens contre la rage, principaux vecteurs de la rage humaine.

Sensibilisation

Dans son mot, Dr. Bakary Sambou, représentant de l'organisation Mondiale de la Santé en RDC (OMS/RDC), a affirmé que plus de 95% des cas humains de rage sont dus à des morsures de chiens infectés. Et, 40% des personnes qui ont été mordues par des animaux soupçonnés d'être enragés sont des enfants de moins de 15 ans. Soulignant par la même occasion que la rage est répandue dans presque toutes les provinces de la RD. Congo, il a fait savoir que la sensibilisation demeure le principal facteur du succès des communautés pour s'engager dans une prévention efficace. En même temps, l'OMS a réitéré son engagement d'accompagner la RDC dans la lutte contre la rage et invite les participants à prendre l'engagement de s'inscrire dans l'agenda de l'élimination de la rage d'ici 2030 dans le monde, en général, et au Congo-Kinshasa, en particulier.

Le Président du conseil national de l'Ordre national des médecins vétérinaires de la RDC (CNOMV), Dr. Bruno Miteyo Nyenge, a confirmé que la rage qui est une zoonose tue aussi bien les êtres humains que les animaux et cela sans distinction aucune. « Pourtant, la rage peut être combattue, voire éradiquée si des mesures efficaces et bien planifiées, dont la vaccination systématique des animaux, sont mises en place et appliquées », a dit le président du CNOMV, tout en appelant à une franche collaboration entre les médecins cliniciens des hôpitaux, des médecins vétérinaires et les environnementalistes.

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