Congo-Kinshasa: Gratuité de l'enseignement - Les enseignants du secteur privé du grand Kivu prêts à une remise et reprise avec les grévistes de l'Etat

30 Septembre 2019

Conformément à la Constitution, que tout Congolais ne jure que par un respect strict, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, comme promis lors de sa campagne électorale, a matérialisé la gratuité de l'enseignement. Une manière de valoriser l'enseignant congolais longtemps clochardisé par la prise en charge des parents. Cet enseignant à la main tendue était prêt à vendre la science au profit de la main qui donne.

Curieusement, cette mesure de gratuité depuis qu'elle est effective à la rentrée scolaire 2019-2020, certaines écoles, pour des raisons égoïstes s'opposent à la rupture avec la prise en charge de l'école par les parents. Et pourtant, ce sont les mêmes enseignants qui dénonçaient, dans le passé la démission de l'Etat. Ces enseignants, malgré toutes les garanties données par le gouvernement en ce qui concerne le réajustement de leurs salaires, ne veulent pas rompre avec la prise en charge, qu'elle est plus lucrative que l'enveloppe proposée par l'Etat.

Pour ce faire, des mouvements de grèves sont déclenchés pour faire croire à l'opinion que cette gratuité est une illusion. C'est le cas des enseignants du Nord et Sud Kivu. Ces derniers, depuis quelques jours, ont suspendu les enseignements pour exprimer leur mécontentement. Mais cette grève est mal perçue par leurs collègues du secteur privé. Dans une déclaration faite à la radio nationale samedi dernier, ces enseignants du secteur privé du Nord et Sud Kivu tendent la main à leurs collègues du secteur public. Ils estiment qu'ils peuvent faire une remise et reprise avec leurs collègues pour l'intérêt supérieur de l'enfant congolais. Examinant minutieusement les avantages offerts par le gouvernement, ces enseignants du secteur privé des deux Kivu sont arrivés à déduire qu'ils dispensent les mêmes matières, ont le même niveau d'instruction que leurs collègues du secteur public. Mais, avec les nouvelles mesures prises par le gouvernement, leurs collègues du secteur public sont mieux traités qu'eux. Comme ces derniers, pour des intérêts égoïstes, ne sont pas disposés à dispenser les cours, ils peuvent rendre le tablier.

Pour ces enseignants du secteur privé, il n'est pas normal qu'un enseignant, du reste parent, s'oppose à ce que le gouvernement mette fin à la prise en charge des enseignants pas les parents. Mesure pourtant salutaire pour la formation de tous les enfants. Car, ce sont ces mêmes enseignants qui sont souvent en difficulté de scolariser leurs propres enfants malgré qu'ils soit pris en charge par les parents.

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