Congo-Kinshasa: Faire du secteur minier le socle de la croissance économique - Willy Kitobo donne des instructions fermes aux Directeurs provinciaux du SAEMAPE et CAMI

Il appert que le secteur minier en République Démocratique du Congo va désormais prendre un tournant très décisif avec l'arrivée du duo Willy Kitobo Samsoni et Denise Lupetu Tshilumbayi à la tête du ministère des mines.

Tenez ! Au cours d'une réunion de prise des contacts tenue samedi dernier, le Ministre Kitobo a donné des orientations fermes aux Directeurs provinciaux de Service d'Assistance et d'Encadrement de l'Exploitation Minière Artisanale à Petite échelle (SAEMAPE) et ceux du Cadastre Minier (CAMI). Dans son adresse, le Ministre a invité ses hôtes à adhérer à la bonne gouvernance prônée par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Et ce, à travers une bonne gestion de la cartographie des sites miniers pour le CAMI. Tandis qu'avec les chefs provinciaux du SAEMAPE, le numéro un des mines a mis un accent particulier sur l'adoption d'une politique qui prendra en compte l'artisanat minier qui joue un rôle très primordial dans la création de la petite mine.

C'était véritablement un week-end très chargé pour le Responsable des mines. Aux côtés de quelques membres de son ministère dont son adjointe Denise Lupetu, Willy Kitobo Samsoni a rappelé aux Directeurs provinciaux du SAEMAPE que l'artisanat minier ne doit pas être négligé, d'autant plus qu'il forme à la création de la petite mine. A l'en croire, cette activité est non seulement acceptée par le Chef de l'Etat, mais également sa non-prise en compte pourrait influencer sur le prix des substances minérales, plus particulièrement dans la production du cobalt. Déterminé à faire du secteur minier un socle dans la croissance économique en RDC, le numéro Un des mines a, au cours de cet échange, formulé quelques recommandations. Il a de ce fait insisté sur le respect des lois qui régissent le secteur de l'artisanat minier afin de redorer son image ; le retrait des enfants et des femmes enceintes dans carrières minières ; faire en sorte que les accidents comme les éboulements ne soient pas enregistrés dans les carrières minières ; l'organisation de la traçabilité de toutes les productions artisanales.

Un nouveau leadership à la tête du ministère

De leur côte, les Directeurs provinciaux du SAEMAPE qui se sont dits satisfaits de l'implication directe du nouveau leadership à la tête du ministère des mines dans le fonctionnement de leurs services au niveau des provinciaux, ont juré main sur le cœur de mettre en pratique toutes les instructions données par le Ministre. L'occasion faisant le larron, ces responsables ont déposé un mémorandum auprès du Ministre, reprenant toutes les revendications et difficultés rencontrées sur terrain. Faisant partie de la délégation, le DG du SAEMAPE s'est exprimé en ces termes : « Le secteur minier est un secteur qu'on doit reformer et formaliser. Les Directeurs provinciaux du SAEMAPE ont suivi avec beaucoup d'attention les instructions du Ministre, mais il est maintenant question d'aller les mettre en pratique sur le terrain. Ces instructions viennent de renforcer la vision que nous avions sur ce secteur. C'est vraiment une bonne chose que le Ministre soit intervenu lui-même auprès des provinces pour donner cette vision du Gouvernement », a déclaré M. Guillaume.

Le CAMI appelé à redorer l'image de son secteur

A leur tour, les Directeurs provinciaux du Cadastre Minier (CAMI), ont été appelés à redorer l'image de leur secteur. S'adressant à ses interlocuteurs dans un langage strict, le Ministre des mines leur a fait savoir que l'octroi des titres miniers doit se faire conformément à la procédure et le respect de l'activité qui doit être faite. Il a souligné que si un service d'inspection passe et trouve une autre activité que celle enregistrée au niveau du CAMI, le permis d'exploitation doit, de manière obligatoire, être ravi. D'où, les Directeurs provinciaux ont été invités à bien gérer la cartographie des sites ou concessions à octroyer aux industrielles et aux artisanaux. «Il faut qu'il ait le respect des lois de ce secteur, la bonne gouvernance, la transparence, surtout mettre à la disposition du public toutes les données comme a souhaité une délégation du département Afrique du FMI lors de son passage ici au ministère des mines», a insisté Willy Kitobo, lui qui a estimé, par ailleurs, que le CAMI doit trouver la solution dans l'octroi des Zones d'Exploitation Appropriée (ZEA), qui ne cesse de créer des conflits parce il y a eu d'autres zones qui se sont superposées, allusion faite dans le Haut-Katanga.

Face à la presse, le Directeur général de CAMI, M. Jean-Félix Mopanda, n'a pas manqué des mots pour circonscrire l'événement. «Pour les recommandations du Ministre, la solution réside sur la possibilité de mettre en place un mécanisme de suivi assez régulier sur les sites de manière à ce que tous les services du ministère collaborent avec la base pour faire le suivi des activités et de permettre à l'autorité compétente d'être toujours au courant de la situation», a-t-il indiqué.

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