Congo-Kinshasa: La CENCO plaide pour la mise sur pied d'un mécanisme d'accès à l'information publique

A l'occasion de la célébration de la journée internationale de droit d'accès à l'information, le bureau de Liaison avec le Parlement de la Conférence Episcopale Nationale (BLP/CENCO), en partenariat avec le collectif 24 et l'UNESCO, a organisé une table ronde commémorative le vendredi 27 septembre 2019 au centre interdiocésain de Kinshasa. Les échanges étaient axés autour du thème «L'effectivité du droit à l'information comme préalable au contrôle citoyen des finances publiques». L'idée étant d'imposer l'œil de la «base» à la gestion du pays.

Pour le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l'abbé Donatien Nshole, l'Etat doit mettre en place un cadre légal de droit d'accès à l'information pour permettre à la population de contrôler les finances publiques. "Il n'existe pas encore en RDC un mécanisme de contrôle efficace des finances publiques par la base, par manque d'information, en tenant ainsi une gestion compacte et des détournements des finances publiques", regrette-t-il. Pourtant, "le droit à l'information, c'est de faire surtout place à la liberté d'accès aux documents administratifs tels que les documents aux budgets du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées dans le cadre de la passation des marchés publics et administratifs pour permettre aux citoyens de contrôler ses mandataires".

Il pense aussi qu'avec l'alternance démocratique récemment connue au sommet de l'Etat et l'avènement de nouvelles institutions politiques, il est impérieux d'alléguer la nécessité de structuration d'un cadre légal qui consacre en RDC le droit d'accès à l'information publique, au bénéfice de la population. "Notre pays demeure au bas de l'échelle des différentes évaluations internationales, dans le cadre de transparence dans la gestion des finances publiques", a souhaité l'Abbé Nshole.

Un pas utile

Outre cela, le secrétaire général à la Communication et aux médias reste confiant que cette table ronde est un pas vers l'accès de la population aux informations publiques. "L'information, c'est le fait de donner tous messages mis à la disposition du public par voie de la presse écrite ou de la communication audiovisuelle, donc le droit à l'information, à la liberté d'expression et de critiques constituent les droits fondamentaux et des conditions essentielles à une société démocratique. La population congolaise doit contribuer au contrôle et à la gestion de la chose publique. Nous sommes confiants que les travaux de ce jour contribueront tant soit peu à une avancée significative dans le cadre du droit d'accès à l'information pour le développement de notre pays", a dit André Mutombo.

Du côté de l'UNESCO, un café de presse est prévu ce lundi 30 septembre, toujours dans le cadre de la célébration de la journée internationale pour le droit d'accès à l'information. Lequel café sera Co-animé par le ministre de la Communication et des médias et le représentant pays de l'UNESCO à l'intention des journalistes, des professionnels des médias et des étudiants en journalisme.

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