Cameroun: Le "grand dialogue national" divise

President Paul Biya addresses the United Nations.

Les travaux du "grand dialogue national" ont démarré lundi 30 septembre à Yaoundé. Les assises, qui vont s'achever vendredi, ont été boycottées par les principales figures de la vie politique et sociale du pays.

À l'ouverture, quelques personnes présentées comme des repentis de la crise qui secoue depuis fin 2016 les deux provinces anglophones du pays ont plaidé pour le retour de la paix.

Après la constitution des groupes de travail, les participants devront faire des propositions pour essayer de convaincre aussi bien le gouvernement, fermement opposé à tout changement majeur du système unitaire camerounais, que les rebelles séparatistes qui ont choisi de boycotter le dialogue.

L'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats du Cameroun, Akéré Muna a lui décidé de se retirer de ce grand dialogue national. Il exige, entre autres, la libération des prisonniers politiques, les séparatistes anglophones et la mise sur la table des discussions sur la question relative à la forme de l'État.

Autre personnalités qui n'assiste pas à ce grand dialogue national : la présidente du Cameroon people's party, le CPP, Edith Kahbang Walla, issue des deux provinces anglophones du Cameroun en proie à des tensions. Selon elle, le régime de Paul Biya, qu'elle qualifie de dictatorial, n'appliquera jamais la décentralisation réclamée par les anglophones. Elle était candidate face au président Paul Biya lors de l'élection présidentielle de 2011.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Deutsche Welle

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.