Cote d'Ivoire: Apres les échauffourées entre forces spéciales et policiers - Hamed Bakayoko aux semeurs de troubles - "Vous perdez votre temps"

30 Septembre 2019

Je suis très heureux d'être là, ce matin, avec vous à l'occasion de cette journée de cohésion et d'entente. Parce que la fraternité d'armes, c'est ce que j'ai entendu partout quand je suis entré dans ce milieu. C'est-à-dire vous policiers, gendarmes, militaires, vous êtes des frères d'une même famille.

Dans l'organisation de la société, on a prévu que certains soient au bureau pour signer des papiers. On a prévu que d'autres soient au port, que d'autres soient dans les transports. La société s'est organisée pour donner des moyens à chacun pour faire son travail. Vous, on vous a élevés à un autre niveau de responsabilité.

On vous a donnés des armes. C'est-à-dire l'arme si elle n'est pas maitrisée, elle est destructive. Elle tue. Depuis la nuit des temps, depuis les empereurs jusqu'à aujourd'hui dans le monde moderne, on vous a formés et on dit que vous, vous pouvez avoir une arme pour protéger les autres. Parce qu'on sait que votre maitrise va vous permettre de transformer cet outil de destruction en un outil de protection.

Donc, la fraternité entre ceux qui ont ce point commun de pouvoir détenir une arme est normale et cela rassure. Parce que si on voit les armes dans les mains de n'importe qui, on est inquiet. Cette fraternité repose sur l'esprit de famille. Chacun de nous le sait. Dans notre famille biologique, il y a des fois des problèmes.

Mais ce n'est pas une raison pour dire que la famille n'existe pas. Ce n'est pas une raison pour qu'on ne soit pas capable de surmonter les palabres afin que l'unité de la famille revienne. C'est pourquoi, ce matin nous sommes contents d'être là. Je suis heureux de vous voir en joie. Parce que je sens que vous êtes sincères.

Si on reste dans les palabres, on donne l'occasion à l'ennemi commun qui est l'insécurité, le terrorisme, les bandits de venir nous frapper. Quelques soient les difficultés, vous devrez vite vous retrouver. C'est pourquoi, il faut un bon encadrement ou j'ai envie de dire un auto-encadrement.

Dans un groupe, une personne peut s'énerver. Mais, il doit avoir quelqu'un pour lui dire de se calmer et que sa colère va passer. Et ça passe toujours. Je veux que vous puissiez vite oublier ce qui s'est passé pour vous rassembler. Soyez une famille. Vous voyez, dès qu'on dit qu'il y a des problèmes, les ennemis ne sont pas loin.
On a dit entre les FS et les policiers, il y a un problème, des gens se sont débrouillés pour aller attaquer un commissariat à Yamoussoukro et quelques jours après la brigade de gendarmerie de Guiglo pour faire croire à des règlements de comptes. Mais, aujourd'hui grâce aux enquêtes on a commencé à arrêter les gens qui ont fait ça.

Ils n'ont rien à voir avec les policiers, les FS et les militaires. Ils voulaient en profiter pour semer la confusion. Comme on le dit, quand le mur se fissure, le lézard entre dedans. Soyez unis parce que vous allez vous protéger, vous défendre et vous aimer. La solidarité, c'est ce qu'il y a de plus fort pour vous. Parce que votre métier a une particularité. Votre métier est dangereux.

Donc il faut que vous soyez ensemble. On peut comprendre, il n'y a aucune vie qui est parfaite. Il y a des moments où il peut avoir des situations mais très vite on se retrouve. C'est pourquoi, je veux féliciter les grands commandements. Le chef d'Etat-major, son adjoint, le directeur général de la police nationale, le commandant supérieur de la gendarmerie nationale, qui, très vite ont fait ce qu'il fallait faire. Ils ont fait une tournée pour vous parler, pour vous calmer.

Aujourd'hui, nous ministres, nous sommes venus à ce rassemblement de cohésion pour renforcer ce qu'ils vous ont dit. Il n'y a rien de mieux que l'entente. Celui qui vous dit le contraire, il vous a menti. Parce que quand les problèmes commencent, des gens pensent qu'ils ont gagné, demain ils vont perdre et de vengeance en vengeance on ne s'en sort pas.

Or, notre pays a besoin de tous. Et, un jour vous allez avoir besoin l'un de l'autre. Vous le savez. Vous faites beaucoup de chose ensemble. Je veux donc que l'amour qui est entre vous revienne plus fort. Ne laissez personne rire de vous. Je félicite les grands commandements parce qu'ils ont montré l'unité.

Je vais vous dire "on s'entend tous au service du pays sous l'égide du chef suprême des armées, le président de la République, le président Alassane Ouattara". Moi, j'ai été ministre des policiers. J'ai appris à aimer les policiers, à les protéger et à faire corps avec eux. Aujourd'hui, je suis ministre de la Défense. Je suis avec les militaires.

Donc je ne peux pas être heureux quand vous vous chamaillez. Le nouveau ministre de la police, lui, c'est un militaire. Vous voyez comment nos chemins s'entremêlent. Mais, il y a des gens qui n'aiment pas la paix. Ils veulent voir les gens en palabres pour être heureux. Ils sont assis chez eux et attisent les flammes. Je vois sur les réseaux sociaux que je suis en compétition avec le général Diomandé Vagondo. Nous ne sommes pas en compétition.

On se connait depuis 25 ans. C'est un frère, un ami. Il était aide de camp du Premier ministre Alassane Ouattara, quand on se rencontrait. Des fois, je l'appelais pour dire "Je veux voir le Premier ministre". Il me disait "Viens à telle heure, c'est le meilleur moment". Ce n'est pas aujourd'hui qu'on se connait.

Chacun a son chemin. Arrêtez de vouloir chaque fois opposer les gens et semer le trouble. Vous perdez votre temps. Nous sommes responsables et nous savons que le pays a besoin de paix. Parce que quand il n'y a pas la paix, tout le monde a des problèmes. Mais quand il y a la paix, le pays se construit, se développe et chacun a sa part.

Plus longtemps, il y a la paix et la stabilité, plus le développement s'enracine fortement dans le pays. Je compte sur vous. A vous les chefs, je vous demande de parler à vos hommes, de les encadrer.

C'est sûr, des gens vont dire que ce que nous avons fait ici ne veut rien dire et que demain, il y aura encore des problèmes. "Pourquoi vous êtes contents de voir les problèmes alors que c'est votre pays ? " Face à cela, je compte sur vous. Soyez une famille soudée. Et nous, vos chefs, on sera à vos côtés pour vous aider et vous accompagner. On est ensemble parce qu'on est une famille».

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