Burkina Faso: Révolution digitale au pays - La Banque mondiale satisfaite des réalisations

30 Septembre 2019

La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, Soukeyna Kane, a visité des infrastructures réalisées dans le cadre des Projets régionaux d'infrastructures de la communication de l'Afrique de l'Ouest (PRICAO) et e-Burkina, le mercredi 25 septembre 2019 à Ouagadougou.

La Banque mondiale (BM) accompagne le Burkina Faso dans la mise en oeuvre des projets régionaux d'infrastructures de la communication de l'Afrique de l'Ouest (PRICAO) et e-Burkina. A cet effet, la directrice des opérations de cette institution pour le pays des Hommes intègres, Soukeyna Kane, a visité les infrastructures desdits projets, le mercredi 25 septembre à Ouagadougou. Concernant le volet internet dénommé BFIX, la directrice, accompagnée de la ministre du Développement, de l'Economie numérique et des Postes, Adja Fatimata Ouattara, a eu droit à un cours sur l'importance de l'infrastructure. Selon le directeur exécutif de BFIX, Jean-Baptiste Millogo, le point d'échange est un carrefour où les opérateurs de communications, les fournisseurs d'internet du Burkina Faso s'interconnectent pour échanger du trafic entre eux directement au lieu de le faire via des carrefours à l'extérieur du pays.

Il a été construit sous financement de la BM dans le cadre du PRICAO à hauteur de 5 milliards F CFA. «On a connecté des machines qui permettent de servir Facebook et tout ce qui concerne les données google au Burkina. L'avantage est que cela nous permet de servir directement au Burkina 50% du trafic internet qu'on achetait à l'extérieur. Cela fait des économies pour les investisseurs et les grossistes. Pour les utilisateurs, c'est un accès rapide des données qui leur est servi», a-t-il souligné. De son avis, au lieu de 300 milices/secondes, l'utilisateur n'a besoin que de moins de 50 milices/seconde. L'important est la rapidité et la qualité d'accès à la ressource. C'est une infrastructure d'une capacité de 50 gigas du trafic local. La tournée a pris fin dans les locaux de l'incubateur Keolid. En ces lieux, Mme la ministre et la directrice ont sillonné les différents locaux de l'entreprise et ont échangé avec les futures start-up du pays. Retenu à travers le projet e- Burkina d'un financement de 275 millions FCFA par la BM, l'incubateur a pour objectif de former 1000 jeunes lors des sessions de formation ou d'activités thématiques à bien de secteurs. «Le ministère envisage mettre en place un processus pour améliorer leur encadrement afin qu'ils puissent produire des plateformes que l'Etat et le secteur privé pourront exploiter», a indiqué Mme Ouattara.

Le partenaire satisfait

Pour Mme Kane, c'est avec beaucoup de satisfaction qu'elle a visité les réalisations. «Nous avons été fascinés car j'ai vu au niveau de Keolid, la formation des jeunes, la possibilité de créer des robots. Préparer ces jeunes à pouvoir rentrer dans le marché de l'emploi est très important pour un pays comme le Burkina Faso. Aussi, les entreprises incubées interviennent dans des domaines innovateurs, car j'ai vu de l'intelligence artificielle qui permet de détecter le paludisme», a-t-elle indiqué. A écouter le 1er responsable du département, l'aide de la BM a permis de réaliser des outils stratégiques qui ont favorisé l'arrivée en «vrac» de la connexion.

Cela a non seulement baissé les coûts chez des grossistes comme l'Etat, mais aussi chez des fournisseurs d'accès internet. «Aujourd'hui, l'Etat a multiplié sa capacité d'achat par 12 et le coût a été réduit de moitié. Aussi, les fournisseurs prennent la capacité sur place pour la distribuer aux utilisateurs. C'est pourquoi nous voudrions que l'accompagnement du partenaire se poursuive afin que l'utilisateur final puisse réellement sentir la mise en œuvre et l'exploitation des outils conçus», a précisé Adja Fatimata Ouattara. Et Soukeyna Kane de soutenir que cela est rassurant de voir le pays des Hommes intègres engagé dans cette révolution numérique. Car sa structure a pour objectif d'accompagner les pays dans la révolution digitale à travers la construction des infrastructures, la formation digitale et la création des entreprises. «Nous allons continuer à accompagner le pays dans cette lancée», a confirmé la directrice.

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