Algérie: L'ONU traite le conflit au Sahara Occidental comme "une question de décolonisation"

Newyork — Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a levé toute équivoque sur la nature du conflit au Sahara Occidental, en réaffirmant dans un nouveau rapport soumis à l'Assemblée générale que les organes de l'ONU traitent ce dossier comme "une question de décolonisation".

Dans ce rapport établi à la demande de l'AG de l'ONU sur la question du Sahara Occidental, le chef de l'ONU tient à rappeler que la quatrième commission chargée de la décolonisation et le Comité spécial de la décolonisation, dit comité des 24, abordent le dossier du Sahara Occidental dans "le cadre des questions relatives à la décolonisation".

Bien que le Conseil de sécurité examine la situation au Sahara Occidental dans le cadre des questions relatives à la paix et à la sécurité, l'instance suprême des Nations Unies a "appelé de ses vœux dans des résolutions successives à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ", rappelle encore le chef de l'ONU.

Appelant les partis au conflit, le Front Polisario et le Maroc à poursuivre les négociations sans conditions préalables, Guterres relève que le maintien de la paix et la stabilité sur le terrain est nécessaire pour créer un climat propice à la reprise du processus politique.

Le document du SG de l'ONU fait la synthèse des deux rapports les plus récents qu'il a présentés au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental. Dans ce nouveau rapport qui couvre la période du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019, Guterres a décrit la situation sur le terrain et l'état et l'avancement des négociations politiques, initiées par son ancien envoyé personnel Horst Kohler.

Il précise qu'au cours de la période considérée, " le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a continué de recevoir des informations faisant état de harcèlement, d'arrestations arbitraires, de confiscation de matériel et de surveillance excessive de journalistes, blogueurs et défenseurs des droits de l'homme qui couvraient les violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés.

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Rappelant l'examen de la Minurso qui a été entrepris au cours de la période considérée, sous la direction d'une experte indépendante, Diane Corner, Guterres a fait savoir que cette revue a conclu que d'importantes améliorations techniques pouvaient être apportées aux activités de suivi et d'atténuation des conflits menées par la Mission.

Un certain nombre de ses recommandations sont en cours d'application, a-t-il dit.

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