Algérie: Algérie-UE - Des projets-pilotes pour un développement rural intersectoriel

Alger — Plusieurs projets-pilotes ont été lancés à travers quatre (4) wilayas du pays pour soutenir le développement rural intersectoriel et participatif, fruit d'une coopération entre l'Algérie et l'Union européenne (UE), a indiqué lundi à Alger, le directeur général des forêts (DGF), Ali Mahmoudi.

Grâce à un cofinancement (Algérie-UE) à hauteur de 20 millions d'euros, les projets de développement rural concernant les wilayas de Sétif, Tlemcen, Ain Timouchent et Laghouat, ont vu le jour dans le cadre du programme d'actions pilote pour le développement rural et l'agriculture (PAP ENPARD) de l'UE, a déclaré M. Mahmoudi à l'APS en marge du séminaire national sur le développement des territoires ruraux tenu à l'Institut national de recherche agronomique d'Algérie (INRAA).

Présent à ce séminaire, le chef d'équipe de l'assistance technique du PAP ENPARD, Jean Vignon, a expliqué que l'objectif final du programme est d'améliorer les conditions de vie de la population rurale en valorisant les ressources de ces territoires.

Depuis le lancement du programme en 2016, les équipes de la DGF et de l'UE ont travaillé sur le renforcement du tissu associatif à travers des formations. Il a également été question de l'étude des filières porteuses pour chaque wilaya.

"Pour Sétif, nous avons travaillé sur un projet de la filière lait avec la transformation de ce produit en fromage", a détaillé le représentant de l'UE.

Dans les wilayas de Ain Timouchent et Tlemcen le travail a porté sur les filières huile d'olive et miel avec notamment la valorisation de l'huile d'olive de l'ouest du pays en compagnie des huileries et des oléiculteurs locaux.

A Laghouat, le PAP ENPARD a soutenu le travail artisanal des femmes.

A noter que lors de ce séminaire, plusieurs recommandations ont été proposées, parmi elles, figure la mise en place de comités de concertation locale (CCL) dans chacun des territoires concernés, dont le rôle serait de faire participer l'ensemble des acteurs locaux dans le but de valoriser les ressources et potentialités de ces territoires.

Ces comités doivent, selon les auteurs des recommandations, intégrer les acteurs "les plus dynamiques et les plus actifs du territoire", réunissant "de manière équilibrée" des représentants des administrations, des institutions locales ainsi que des opérateurs locaux et des représentants d'organisations de la société civile.

Pour animer ces comités et recevoir les sollicitations des territoires candidats dans le processus d'identification de leurs propres CCL, des conseillers en développement territorial seront mis à disposition par leur administration d'origine.

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