Cameroun: Lutte contre le cancer du col de l'utérus - Vaccination gratuite pour les 9-13 ans

Photo d'illustration - Immunisation des filles contre le cancer du col de l'utérus lors d'une campagne de santé

La campagne que le gouvernement engage dès novembre 2019 devrait favoriser la protection d'un grand nombre de jeunes filles.

3000 femmes pourraient mourir de cancer du col de l'utérus chaque année au Cameroun si rien n'est fait. Des données issues des études menées par le Comité national de lutte contre le cancer sont interpellatrices. A l'échelle de l'étude, il s'agit précisément de 30 femmes touchées par le cancer sur 100 000 examinées chaque année.

Le moyen d'éviter le pire est de faire un dépistage le plus tôt. Autre option préventive : le vaccin contre le Papilloma Virus, responsable de ce cancer. Mais cette option ne fait pas des émules. Motif : une polémique entretenue sur ses effets secondaires.

Pour prévenir le cancer du col de l'utérus, le Cameroun a choisi Gardasil comme vaccin. En 2010, un projet pilote a permis de l'administrer à plus de 10 000 jeunes filles de 9 à 13 ans. L'opération s'était déroulée à Bamenda.

« Chaque fois qu'on vaccine, on fait une surveillance des complications post-immunisation. Et jusqu'à présent, on n'a rien observé de sérieux. Un groupe d'experts indépendants de l'OMS a fait des études dans les pays où le vaccin a été introduit et qui montrent qu'il n'y a pas eu de manifestation», explique Dr Adjidja Hamani, sous-directeur de la vaccination au ministère de la Santé publique.

Avant le lancement de cette campagne en novembre prochain, une phase de démonstration avait déjà été effectuée en 2014 sur plus de 22 000 jeunes filles dans les hôpitaux de district de Foumban et d'Edéa. Deux enseignements principaux tirés de cette phase : l'urgence de sensibiliser sur l'importance de la vaccination de la jeune fille n'ayant pas encore eu de rapport sexuel et l'implication des établissements scolaires pour protéger le plus grand nombre. En effet, le vaccin contre le cancer du col de l'utérus est administré en deux doses et en l'espace de six mois. « Si la première dose est administrée et que la seconde ne l'est pas, l'effet recherché ne sera pas atteint.

En plus des personnels de santé, la communauté éducative et les parents doivent être associés à toutes les étapes de la planification à la mise en œuvre de l'administration du vaccin », relève Dr Bayiha Christian, chef de la section prestation des services de vaccination au Programme élargi de vaccination. Les plus âgées peuvent également se faire vacciner (en trois doses).

A condition de faire un examen pour vérifier les lésions précancéreuses qui peuvent ensuite être soignées. A ce jour, le vaccin est rare en pharmacie. Il se trouve davantage dans les cabinets de gynécologues. Les coûts de la dose varient entre 35 000F et 80 000F. La campagne nationale de vaccination permet un accès gratuit au plus grand nombre de personnes.

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