Burkina Faso: Présidentielle 2020 - "Kadré, sèche nos larmes, sauve-nous... "

Kadré Désiré Ouédraogo plus que jamais à l'offensive politique ! Ce week-end, après Dori il était dans les encablures de la capitale burkinabè pour un autre meeting. Ce jour, dimanche 29 septembre 2019, il a expliqué que son engagement politique ne consiste pas à minimiser ou dénigrer qui que ce soit, mais à travailler à ramener les valeurs qui ont fait la force du Burkina autrefois. Mais aux yeux de ses interlocuteurs du jour, il est le "messie" qu'il faut à un Burkina en proie à une insécurité sans précédent et où la paix et la cohésion sociale se sont envolées. C'était presque des supplications dans leurs discours. « Kadré, sèche nos larmes, aide-nous à arrêter l'effusion de sang, sauve-nous... », a-t-on entendu ici et là durant le meeting.

C'est un scénario princier qui a été déroulé. Kadré Désiré Ouédraogo sur les terres de feu Joseph Ouédraogo, syndicaliste et homme politique, en grande fanfare. Escorte de cavaliers, coups de klaxons, youyous, éloges de griots, pas de danses de warba, son de cor du terroir moiga... Et pour achever ce tohu-bohu, un groupe de femmes en uniforme scandent en chœur « Kadré... Désiré ». A ses côtés des fidèles comme Boureima Badini, Salia Sanou, Léonce Koné, Théodore Zambéndé, le député Yaya Zoungrana pour ne citer que ces derniers. Après qu'il a pris place dans le chapiteau aux couleurs nationales, comme il sait bien le faire, c'est Ambroise Tapsoba qui harangue la foule venue à la rencontre du natif de Boussouma.

La scène est identique aux autres rencontres politiques sous nos cieux. Comme d'habitude, c'est le représentant du chef coutumier qui ouvre la série des allocutions. « Celui qui cherche à améliorer, à développer, à concilier, que Dieu l'élève », a formulé le représentant de Naaba Koanda de Saaba avant d'affirmer que tout Saaba comme son chef soutiennent KDO dans son engagement politique. Comme il fallait bien s'y attendre, le président du comité d'organisation de ce meeting dans la commune de Saaba a, lui, choisi de voler dans les plumes du président du Congrès pour la démocratie et le progrès. « Allez dire à Eddie Komboïgo d'apprêter sa liste et de l'ouvrir pour recevoir les noms des démissionnaires, car il y en aura encore », a chargé Niouga Augustin Nikéma aux journalistes de le lui rapporter.

A Saaba, on se réjouit comme on peut de l'annonce de la candidature de KDO à la magistrature suprême. Déjà on lui trouve des atouts présidentiels. « Ce qui se murmurait est devenu une réalité. Celui qui peut mettre fin aux maux de notre pays s'est enfin décidé... Et même si la femme n'a pas encore terrassé sa coépouse, son élan rassure quant à sa victoire ! Si quelqu'un laisse, quelqu'un prend », a dit Rachel Ouédraogo, la représentante des femmes de la commune de Saaba. Alphonse Nikièma, représentant des personnes du troisième âge, à la barbe blanche, drapé dans le tissu bleu-blanc avec un cheval comme motif et s'appuyant sur une canne, a supplié presque l'homme politique. « Notre sauveur est là ! Monsieur Kadré Désiré Ouédraogo, sauvez-nous ! Le pays est en lambeaux ! Séchez nos larmes », s'est il adressé au candidat dans un ton pathétique.

Quand KDO doit parler, c'est tout un bataillon de militants et de sympathisants vêtus de t-shirts qui se mobilisent derrière le pupitre. Un autre élément du décor est cette banderole sur laquelle on voit le candidat et Blaise Compaoré avec le message : « Deux hommes, une seule vision ! KDO 2020 pour la paix ! » tenue par deux jeunes filles. C'est dans ces conditions qu'il est venu expliquer les motifs de son engagement pour le combat électoral de 2020. « Je suis venu me présenter à vous et vous expliquer mon engagement. Le Burkina a mal à sa sécurité, à sa paix, à sa cohésion sociale, a sa mal gouvernance, etc. C'est au vu de ce triste tableau que je me suis engagé pour la bataille électorale à venir. Si nous sommes aujourd'hui engagé, ce n'est pas pour minimiser ou dénigrer le travail de qui que ce soit. C'est pour travailler à ramener les valeurs qui ont fait la force du Burkina Faso», a-t-il expliqué longuement à ses partisans de Saaba.

Alors que le soleil, monté au zénith, redoublait d'ardeur, Kadré Désiré Ouédraogo prenait congé de ses partisans tout en les invitant à l'engagement et au rassemblement pour la bataille électorale. Le sentiment qu'il donne est qu'il vient en rescousse à son pays en convulsions. « Mon engagement est un engagement citoyen et patriotique pour me mettre au service de mon pays ».

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