Cameroun: Reconstruction et développement - On prépare le chantier

La Commission réfléchit sur les voies et moyens de restaurer le patrimoine détruit dans les deux régions impactées par cette crise.

Dans l'optique d'enrayer les effets néfastes de cette crise et d'améliorer les conditions de vie des populations, la Commission « Reconstruction et développement des régions touchées par la crise » cogite sur les solutions adéquates à apporter. Présidée par Simon Munzu, ancien représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire d'octobre 2014 à août 2016, cette commission réfléchit depuis hier sur la réhabilitation du tissu économique local et le soutien à apporter au système productif ; le renforcement des mesures structurelles favorisant une diversification des activités économiques et un accroissement des infrastructures de soutien au système productif.

C'est un secret de Polichinelle que d'affirmer que la crise socio-politique qui secoue le Nord-Ouest et le Sud-Ouest a un impact incommensurable sur la dynamique économique et sociale dans ces deux régions. Selon des statistiques du ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, l'insécurité qui y prévaut a entraîné une chute de près de 30% en 2017 et de 50% en 2018 des performances des unités industrielles et des services qui y sont installées. Cette contre-performance est caractérisée par une baisse de leur chiffre d'affaires, un renchérissement et une irrégularité des approvisionnements en matières premières et autres intrants ainsi qu'une dégradation de l'appareil de production.

D'après les membres de la commission Reconstruction et développement, cette situation a entraîné une perte de près d'un demi-point de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en 2017, et de 0,3 point en 2018. Le cumul de ces pertes sur le PIB réel étant estimé à 186 milliards de F. Les secteurs les plus affectés étant l'agriculture industrielle et d'exportation, le transport, l'hôtellerie et la restauration ainsi que les télécommunications. Au plan éducatif, l'on note une baisse des effectifs des inscrits avec de nombreux actes de vandalisme perpétrés sur les infrastructures scolaires et universitaires. Au plan sanitaire, les statistiques font état de 94 centres de santé ayant fait les frais d'actes de violence pour la seule année 2018 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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