Ile Maurice: Trésor à Rodrigues - «Le site est désormais fermé» annonce Rose de Lima Edouard

Les fouilles à Saint-François ont pris fin ce jeudi 3 octobre. C'est ce qu'a indiqué Rose de Lima Edouard, la commissaire des arts et de la culture. Les fouilles n'ont rien donné, et aucun trésor n'a été trouvé.

Cependant, le site reste toujours un «restricted area» car il y travaux archéologiques qui s'y poursuivent.

Aucun trésor en vue

Un huissier de justice engagé par Roger de Spéville était attendu à Rodrigues aujourd'hui. Il a pris des clichés des endroits où, pendant cinq jours, l'équipe dirigée par le professeur George Okello Abungu a effectué des fouilles, à la recherche du trésor et également dans les environs. Par la suite, le site sera interdit aux excavations, les fouilles ayant officiellement pris fin hier après-midi.

Aucun trésor n'a été retrouvé, encore moins de chimère, comme photographié par Roger de Spéville et Georges Némorin. En revanche, des recherches dans une grotte située à 14 mètres plus loin se poursuivre pour trouver des traces d'hommes ayant autrefois fréquenté l'endroit.

La décision d'arrêter les recherches a été prise après que deux hauts fonctionnaires de l'Assemblée régionale se sont rendus sur le site pour un constat. Il s'agit de Davis Hee Hong Wue et de la Departmental Head Arielle François-Nicolas. Ils devraient également tenir une réunion aujourd'hui pour annoncer la marche à suivre.

De son côté, Roger de Spéville prévoit également une séance de travail avec son homme de loi, probablement pendant le weekend. «Après cette consultation, je vais voir comment on pourra offrir une forte récompense de Rs 100 000 à celui qui peut nous donner des informations pour retracer la chimère. Elle appartient à Rodrigues. D'où notre démarche», explique-t-il. Il soupçonne que cet objet a été subtilisé en juillet dernier.

Par ailleurs, la raison de Roger de Spéville de faire venir un huissier de justice est non seulement pour qu'on ne procède pas à des fouilles derrière son dos, mais aussi parce qu'il projette lui-même d'effectuer des recherches avec un «scanner-3D». Cet appareil onéreux est utilisé par des archéologues pour scanner les pyramides d'Égypte par exemple.

«Le trésor peut être n'importe où. Il y a certes des indications sur des rochers, mais peut-être que les pirates ont voulu induire en erreur ceux qui chercheraient le trésor. Cet appareil nous indiquera le lieu exact où il y a une forte densité de métaux. D'ailleurs, tous les recoins n'ont pas été malheureusement exploités comme je le souhaitais», regrette Roger de Spéville. Son avocat enverra une lettre au gouvernement pour obtenir une autorisation.

D'autre part, les fouilles continueront dans la grotte à côté. Pour l'archéologue George Okello Abungu, c'est une recherche scientifique à proprement parler. «En tant qu'expert, je peux vous dire que toute la région est intéressante sur le plan culturel et historique. J'ai marché un plus loin en amont, j'ai vu des traces de fouilles. Tout laisse croire que bien avant, ce coin était fréquenté», dit-il. D'ajouter que «même s'il n'y a pas de coffre, le lieu est en lui-même un trésor archéologique».

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