Congo-Kinshasa: LAMUKA - Chacun pour soi !

4 Octobre 2019

Ceux qui avaient prédit la fin brutale ou l'éclatement de la plateforme Lamuka, qui avaient soutenu la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle de décembre 2018, dans un avenir proche sont entrain d'avoir raison.

Après la position de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, dont l'opinion connait le franc-parler, au lendemain de la proclamation officielle et définitive des résultats de l'élection présidentielle donnant la victoire au président de l'UDPS et candidat de la coalition CASH (Cap pour le changement) Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, c'est le tour de chaque leader membre de Lamuka de prendre ses distances de cette structure électorale.

Le deuxième leader et véritable sponsor de la plateforme à prendre position était Moïse Katumbi qui avait déclaré peu avant son retour au pays qu'il ne pouvait combattre son frère Félix Tshisekedi, proclamé Président de la République à l'issue des élections générales de décembre 2018. Position réitérée depuis qu'il est rentré dans son pays, où il jouit de tous ses droits d'homme libre. En aucune fois, on ne l'a entendu prononcer des insanités à l'endroit du Chef de l'Etat. Ses proches se comportent de la même manière.

A son tour, nommé Représentant de la RDC à la Banque Africaine de Développement (BAD), le professeur Freddy Matungulu Ilankir n'avait pas hésité un seul instant pour exprimer toute sa gratitude envers le Président de la République, avant d'appeler ses ex-compagnons de Lamuka à arrêter le jeu qu'ils étaient en train de jouer pour reconnaître que c'est Félix Tshisekedi qui avait gagné les élections. On l'a revu récemment embrasser le Chef de l'Etat aux États-Unis, en marge de la tenue de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies.

Aujourd'hui, Pierre Lumbi Okongo vient aussi de rompre le silence après plusieurs piques lancées subtilement chaque fois qu'il en avait l'occasion, en direction de l'aile radicale de Lamuka.

Dans une brève vidéo, le leader du MS, qui compte plusieurs élus aussi bien à l'Assemblée nationale que dans nombre d'assemblées provinciales, fait savoir que le pays n'étant pas pendant la campagne électorale, chacun a sa vision et stratégie politique pour mener son combat. Personne n'est obligé de suivre l'autre dans sa stratégie et vision politique. C'est lors de la campagne électorale prochaine qu'on verra s'il est encore nécessaire de faire la coalition et se choisir un candidat commun, qu'il soit Fayulu ou un autre, fait-il remarquer.

Comme on peut le constater, la coalition électorale Lamuka appartient bel et bien au passé. Elle n'existe plus. Chaque leader est actuellement occupé à booster la santé de son parti ou regroupement politique. A ceux qui ne comptaient que sur l'apport des autres pour se gonfler et rêver détenir un quelconque leadership, il est temps de tirer des leçons qui s'imposent. L'heure a sonné pour que chacun fasse la démonstration de sa base. Et c'est maintenant qu'on saura qui a une base et qui ne l'a pas.Dom

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