Cameroun: Exploitation forestière - Les Asiatiques en pole position

Les résultats des études sur le négoce et la cartographie de ce secteur présentés il y a peu à Douala.

Selon le délégué régional des Forêts et de la Faune du Littoral, Francis Durand Nna, le Cameroun a exporté plus d'un million de mètres cube de bois en 2018. 80 à 90% de ce volume a été exporté vers les pays asiatiques. Des statistiques qui confirment la prééminence de ces pays en général et de la Chine en particulier sur le commerce du bois. D'après les experts, ces échanges commerciaux n'obéissent pas toujours aux normes. Une situation qui a des impacts négatifs sur l'environnement et l'économie du Cameroun, qui enregistre des pertes significatives.

« L'installation anarchique des unités de transformation de bois, surtout à Douala, et l'exploitation non durable des ressources font partie des caractéristiques des investissements asiatiques. L'autre problème c'est la difficulté à cerner les sources de financements de ces pays », a souligné Francis Durand Nna. Afin de mieux comprendre les logiques d'intervention des opérateurs chinois dans le secteur forestier camerounais ainsi que leurs impacts sociaux et environnementaux, le Fonds mondial pour la Nature (WWF-Cameroun) a commandé deux études portant respectivement sur la cartographie des investissements sino-asiatiques dans le secteur forestier et sur l'implication des Asiatiques dans le commerce du bois au Cameroun.

Il ressort de cette étude que la superficie des forêts camerounaises sous gestion des capitaux sino-asiatiques est passée de plus de 500 000 hectares en 2014 à plus d'un million d'hectares en 2019, en plus de 14 forêts communales évaluées à 280 hectares de superficie. Les mêmes résultats révèlent que les investisseurs sino-asiatiques optent pour une vision à court terme en se limitant à l'exploitation des titres forestiers temporaires tels que les ventes de coupe.

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