Cote d'Ivoire: Loi favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues - Bakayoko-Ly Ramata obtient le quitus des sénateurs

Par cette loi, le président Alassane Ouattara entend impliquer beaucoup plus les femmes dans la société ivoirienne, particulièrement au plan politique.

Les sénateurs, membres de la Commission des affaires sociales et culturelles (Casc), présidé par Michel Coffie Benoît ont examiné le 7 octobre, le projet de loi « favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues ».

Ce projet de loi, présenté par la ministre de la femme, de la famille et de l'enfant, Bakayoko Ly-Ramata, se justifie par le fait qu'en dépit des progrès réalisés sous la gouvernance du président Alassane Ouattara, les femmes demeurent encore sous représentées dans les instances décisionnelles.

Notamment celles des assemblées élues ou semi-électives, minorant ainsi leur importance et leur contribution réelle à la vie publique.

« Pourtant, selon le recensement général de la population et de l'habitat de 2014, elles représentent 48,3% de la population ivoirienne ; en témoignent les chiffres de leur faible représentation non seulement au parlement avec 11,5% en décembre 2016, mais également au sein des Conseils municipaux avec 11,33% et des Conseils régionaux avec 14,97% depuis 2013 » a relevé le professeur Bakayoko.

Selon, l'émissaire du gouvernement, le présent projet de loi institue donc des mesures favorisant la représentation de la femme dans les assemblées totalement ou partiellement élues en augmentant leurs chances d'accès à la représentation dans les assemblées.

Elle a en outre ajouté que le Président Alassane Ouattara est le plus grand défenseur des femmes.

« Pour les scrutins uninominaux ou de listes, un minimum de 30% de femmes sur le nombre total de candidats présentés au cours de la consultation électorale est exigé » a souligné la ministre de la femme, de la famille et de l'enfant.

Le taux qui est de 30% de représentation consacré, va croître progressivement, pour atteindre 59%. « Il faut aller par étape » a-t-elle indiqué.

Aux sénateurs membres de la Casc, elle a tenu à faire remarquer que « C'est consciente de ce que la promotion des droits politiques de la femme est une exigence démocratique et un impératif de bonne gouvernance, essentielle pour un développement socioéconomique durable, que la Côte d'Ivoire a renforcé son dispositif normatif dans ce sens, à travers l'adoption de la loi constitutionnelle n°2016-886 du 8 novembre 2016, consacrant la troisième République ».

Désormais, conformément à l'article 4 dudit projet de loi, tout parti politique ou groupement politique dont la liste atteint au moins 50% de femmes candidates, lors d'un des scrutins prévus (Assemblée nationale, Sénat, Conseil régionale, district, mairie), bénéficiera d'un financement public supplémentaire.

Après des débats enrichissants, les 14 sénateurs présents sur les 15 membres qui composent cette commission, ont voté cette loi à l'unanimité.

« Merci au président Jeannot Ahoussou-Kouadio et aux sénateurs pour leurs contributions pertinentes aux débats », a-t-elle conclu.

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