Burkina Faso: Grève acteurs de la santé - Le S.O.S. du Centre national de transfusion sanguine

L'association SOS Sang a animé une conférence de presse le lundi 07 octobre 2019 à Ouagadougou. L'objectif était d'appeler le gouvernement et les syndicats de la santé en mouvement d'humeur à trouver un terrain d'entente afin que les activités sanitaires en l'occurrence la collecte de sang puissent se faire comme cela se doit.

Un sursaut patriotique et humanitaire est ce que souhaite S.O.S. Sang de la part du gouvernement et de ses partenaires sociaux de la santé.

En effet, selon cette association de donneur bénévole de sang, depuis le début des mouvements d'humeur et autres grèves entamés le 7 juin et reconduits le 3 septembre dans le secteur de la santé, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) est amputé de près de 70% de ses capacités de production dans une période où la demande double à cause du paludisme.

C'est donc près de 70% des malades en besoin de transfusion qui pourraient avoir été condamnés à une mort certaine depuis les mouvements d'humeur des travailleurs de la santé, a souligné le président national de ladite association en la personne de Jean Bosco Zoundi.

Pour lui, le plus inadmissible dans ce qu'il appelle crise dans le secteur de la santé est le fait que non comptant de refuser d'effectuer les missions de collectes de sang, les travailleurs de la santé disent ne pas distribuer plus de 60 poches par jour alors qu'au CNTS le sang se trouve.

En agissant ainsi, « ils travaillent à décourager les donneurs qui ne sont pas dans la lutte ». Et étant donné que «tout le monde, riche comme pauvre, citadin ou rural, nous sommes condamnés au même sort, la santé doit être la priorité des priorités parce qu'il faut être en vie et en bonne santé pour prétendre à un avenir et rêver d'épanouissement».

Toutefois, le premier responsable de S.O.S Sang assure ne pas remettre nullement en cause le droit de grève des agents de la santé.

Mais à son avis «le bras de fer entre gouvernement et syndicats de la santé est inutile et inopportun». De ce fait, pour lui «les deux parties terrorisent les populations» par leurs attitudes. D'où leur cri du cœur aux deux structures.

En outre, il a exhorté les populations à continuer à donner leur sang pour sauver des vies.

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Plus de: L'Observateur Paalga

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