La CEA et la CUA s'engagent à soutenir pleinement le Zimbabwe dans sa mise en œuvre de la ZLECA

2 Octobre 2019

Harare, Zimbabwe — La Commission économique pour l'Afrique (CEA) et la Commission de l'Union africaine (CUA) ont rassuré ce mercredi, le Zimbabwe d'un appui technique continu ; cet appui l'aidera dans ses efforts de développement d'une stratégie nationale afin de bénéficier de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Dans son allocution, lors de la séance d'ouverture d'un atelier de deux jours visant à valider la stratégie nationale de la ZLECA au Zimbabwe, M. Batanai Chikwene, Chargé de la gestion des programmes à la CEA, déclare que l'organisation est disposée et prête à apporter son appui au Gouvernement et peuple du Zimbabwe dans son processus de développement économique.

« La CEA, à travers le système des Nations Unies au Zimbabwe, continuera à apporter son appui au Gouvernement du Zimbabwe dans son programme de transformation économique et de développement », dit-il, ajoutant que la stratégie nationale en cours d'examen pour validation est le fruit de recherches et consultations approfondies, et a apporté des recommandations d'une grande portée sur la voie à suivre pour le Zimbabwe dans sa mise en œuvre de la ZLECA.

Le succès de la mise en œuvre de la stratégie de la ZLECA, qui s'aligne sur les principales initiatives régionales, dépend de la mise en œuvre des principaux documents de politique sur lesquels repose la stratégie, indique M. Chikwene.

Le projet identifie six objectifs stratégiques pour le pays :

- Élaborer une approche nationale commune cohérente et efficace en matière d'intégration continentale et régionale ;

- Développer les exportations de biens et services et élargir l'accès aux marchés africains ;

- Renforcer la facilitation du commerce et le climat des affaires ;

- Améliorer le développement des infrastructures pour faciliter la connectivité aux frontières et l'accès aux marchés ;

- Valorisation ciblée des ressources humaines et des capacités institutionnelles ;

- et autonomiser les femmes et les jeunes des secteurs formel et informel.

« La stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECA du Zimbabwe, comme tout autre document de politique, ne s'exécute pas d'elle-même. Nous devons beaucoup investir dans l'exécution et la mise en œuvre. Le Gouvernement devra créer un environnement dans lequel les exportateurs et les importateurs peuvent faire des affaires et créer des entreprises pouvant rivaliser sur la scène internationale », affirme M. Chikwene.

Il ajoute : « L'importance d'assurer la cohérence entre les politiques fiscales, monétaires, industrielles et les initiatives visant à promouvoir le commerce est essentielle et ne saurait être trop soulignée. Les efforts en cours entrepris pour mettre en œuvre les principales réformes économiques vont dans la bonne direction et méritent d'être salués. Et, les résultats de ces efforts commencent à être visibles ».

« C'est maintenant au secteur privé d'adhérer à cette belle initiative et de jouer son rôle pour en sortir vainqueur. Les produits que vous exportez vers d'autres pays africains devront faire concurrence à des produits du monde entier. Il est donc essentiel de créer des entreprises compétitives au niveau mondial », dit l'expert de la CEA.

Il ajoute que c'est rafraîchissant de noter que les attentes du Gouvernement concernant le rôle du secteur privé dans la mise en œuvre de la ZLECA sont claires. Dans son discours sur l'état de la nation, ce mardi, le Président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, déclare que son Gouvernement en partenariat avec le secteur privé, envisage de tirer le meilleur parti possible de la mise en œuvre de la ZLECA.

« Cela démontre clairement la volonté politique du Gouvernement de mettre en œuvre l'Accord. La balle est maintenant dans le camp du secteur privé », précise M. Chikwene.

Il ajoute que la mise en œuvre efficace de la stratégie de la ZLECA nécessitera une collaboration entre le Gouvernement, le secteur privé et d'autres institutions d'appui au commerce d'œuvrer ensemble.

« Tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie doivent aller dans la même direction. C'est pourquoi nous estimons que la proposition du secteur privé visant à créer une plate-forme formelle sous la forme d'un comité national de mise en œuvre de la ZLECA est essentielle et doit être appuyée ».

M. Chikwene dit : « Alors que nous discutons de la stratégie, je souhaite demander à toutes les parties prenantes de réfléchir de manière critique sur les moyens à entreprendre pour augmenter la participation des femmes et des jeunes dans le secteur du commerce. L'approche que le pays adoptera pour établir la liste des engagements dans certains des secteurs prioritaires identifiés dans le cadre des négociations sur le commerce de services de la ZLECA peut aider le Zimbabwe à devenir un pôle régional et de transports ».

Il remercie également l'Union européenne pour son appui au projet de la ZLECA.

Pour sa part, Mme Beatrice Claudia Chaytor, Représentante de la CUA à l'atelier, déclare que la CUA se tient également prête à continuer d'apporter son appui au Zimbabwe dans ses efforts de mise en œuvre de la ZLECA.

« Nous continuerons à collaborer avec la CEA dans cet optique et espérons pouvoir poursuivre les travaux découlant de la stratégie de mise en œuvre nationale », informe-t-elle, ajoutant que l'Accord est supposé être transformateur.

« Cet atelier visant à valider les conclusions de la stratégie nationale de la ZLECA du Zimbabwe constitue une action directe du Gouvernement du Zimbabwe pour obtenir les meilleurs résultats possibles de l'Accord, une situation de bon augure pour la mise en œuvre réussie de la ZLECA par le Zimbabwe. Pour réussir, il faut bien planifier et le Zimbabwe a commencé à bien planifier pour y parvenir. Cette stratégie nationale fournit des indications sur les moyens que les secteurs public et privé du Zimbabwe devront mettre en place pour exploiter la ZLECA au profit des entreprises et de la population du pays ».

La ZLECA se veut un moteur essentiel d'intégration, de production et d'industrialisation, de création d'emplois, de génération de revenus et de réduction de la pauvreté sur le continent.

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