Congo-Kinshasa: EPST - La Synergie syndicale veut des précisions sur les disparités de salaires

8 Octobre 2019

La Synergie syndicale de la RDC - un regroupement des syndicats du secteur de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) - a été reçue hier lundi 7 octobre 2019, par Willy Bakonga Wilima, ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) dans une séance de travail pour débattre de certaines mesures d'encadrement de la gratuité de l'Education de base.

Un enjeu de taille que le gouvernement de la République veut gagner à tout prix. Au sortir de cette séance de travail, Jean Bosco Puna, secrétaire général du Synecat (Syndicat national des enseignants des écoles catholiques) et porte-parole de la Synergie syndicale de la RDC, s'est expliqué sur les axes principaux qui ont fait l'objet de l'entretien entre les deux parties.

De prime abord, il a noté l'importance prise dans cette entrevue par la politique gouvernementale sur la gratuité de l'éducation de base. C'est un enjeu qui a nécessité que la Synergie syndicale de la RDC exige de son partenaire, le Ministère de l'EPSP, la convocation dans les meilleurs délais de la « Commission paritaire ». Une commission sensée siéger avant toute rentrée scolaire en vue d'examiner, pour des solutions appropriées, toutes questions pouvant handicaper le bon déroulement d'une année scolaire. Pour Jean Bosco Puna, la tenue de cette commission est d'autant urgent car actuellement les enseignants résidant en provinces, à l'intérieur du pays soit ils dénoncent la disparité des salaires par rapport à la capitale ; soit ils ne connaissent pas encore la hauteur du réajustement des salaires complémentaires qu'ils vont toucher.

Les deux parties ont abordé également le problème de la gestion de la Mutuelle de santé des enseignants de l'EPST (MESP). La Synergie a fait remarquer que cette mutuelle ne soignait pas tous les enseignants et méritait une réforme pour qu'elle soit gérée uniquement par les enseignants. Enfin, Jean Bosco Puna a affirmé qu'en général, tous les enseignants sont pour la suppression de la motivation des enseignants qu'on nomme la prise en charge des enseignants par les parents d'élèves et ils soutiennent la gratuité de l'Education de base. Cette suppression permet aux enseignants d'obliger leur employeur - qui est le Gouvernement - à mieux préparer la fin de leur carrière.

Les enseignants de Boma dénoncent aussi des écarts de salaires

Les enseignants du primaire de la ville de Boma, dans le Kongo central, observent à partir d'hier lundi, 07 octobre 2019, un mouvement de grève, décrété pour dénoncer un écart sensible qu'ils ont observés dans les salaires à la paie du mois de septembre. Selon Jean Tsasa, 2ème vice-président de leur Intersyndicale de l'EPST, les enseignants resteront à la maison jusqu'à ce que le gouvernement prenne en compte leurs revendications qui consistent à une uniformisation des salaires. Il convient de noter que dans le cadre de la paie complémentaire décrétée pour le mois de septembre 2019 par le gouvernement, les enseignants de Kinshasa ont bénéficié d'un complément de 194.000 Fc ; à Matadi on a ajouté 139.000 fC et les enseignant de Boma estiment que les 39.000 qu'on leur a ajouté ne sont rien d'autre qu'une injustice.

Par ailleurs, les élèves de plusieurs écoles protestantes de Goma, au Nord Kivu, n'ont pas trouvé d'enseignants dans les salles de classes hier lundi. En effet, les enseignants ont préféré poursuivre leur mouvement de grève déclenché depuis la semaine dernière. Ils disent exiger plus de lumière sur la mesure de gratuité de l'enseignement de base et comment elle sera mise en œuvre. Les grévistes affirment aussi être solidaire avec leurs collègues « NU » (non payés) qui seraient au nombre de 2.000 unités dans la province et exigent aussi un « texte légal sur les mesures de mise en œuvre de la gratuité ». SAKAZ

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