Congo-Brazzaville: Brazzaville - La saison pluvieuse s'annonce avec des dégâts

L'averse qui s'est abattue sur la capitale, il y a quelques jours, a laissé derrière elle des dommages sur les chaussées et habitations.

L'avenue Mayama à Mfilou, septième arrondissement de Brazzaville, porte déjà en elle les marques dévastatrices de la saison des pluies qui vient de s'annoncer. Celle du 4 octobre a notamment éventré la chaussée et détruit les collecteurs d'eau (caniveaux). Impossible pour les véhicules et les piétons de passer d'un point à un autre. La grande érosion qui s'est dessinée sur l'artère constitue un danger pour les habitations qui, déjà rongées à certains endroits, menacent de s'écrouler complètement en cas d'une autre forte pluie un de ces jours.

« Il n'y a pas assez de canaux appropriés pour contenir les eaux de pluie. Si rien de consistant n'est fait dans les délais raisonnables, les mêmes causes vont produire les mêmes effets et nos maisons risqueront d'être emportées », a expliqué Armand Matsiona, dont l'habitation est située à quelques encablures de la zone dévastée. Les autres habitants ont pointé du doigt la mauvaise qualité du travail réalisé par une sous-traitance au niveau des collecteurs d'eau qui n'ont pas pu résister à l'intempérie.

La réaction des pouvoirs publics au niveau de cette avenue a été immédiate. Après la catastrophe, l'entreprise Razel, spécialisée dans les travaux publics, a déployé ses ouvriers sur le terrain pour réparer les dégâts. Il s'agira, entre autres, d'endiguer l'érosion qui s'est déclarée et de réparer la chaussée. Certains habitants estiment que réaliser les travaux sur le tronçon dévasté ne réglerait le problème qu'à moitié. Selon eux, l'accent doit être mis sur les collecteurs d'eaux pour sécuriser leur point de chute sur l'avenue qui est le point de départ de l'érosion.

Sur la principale avenue qui donne accès à Mfilou en partant de l'aéroport, la circulation devient de plus en plus difficile. La pluie a élargi les nids de poule et causé des ensablements par endroit. Certains transporteurs ont, d'ailleurs, créé un arrêt de bus de fortune évitant de forcer le passage au risque d'abimer les véhicules. Une situation qui n'arrange pas les usagers obligés de parcourir le reste du trajet à pied. Dans d'autres quartiers du sixième arrondissement, Talangaï, notamment Petit-chose, le phénomène de l'ensablement des habitations refait surface à cause des eaux de pluie, au grand dam de la population pour laquelle la pluie devient l'augure de tous les dangers.

Visiblement, les travaux de réhabilitation des routes, à travers la ville, qui n'ont pas été achevés pendant la saison sèche, connaîtront un ralentissement dans leur exécution. Autant les pluies peuvent empêcher la poursuite des travaux à un rythme régulier, autant elles peuvent réduire à néant le travail déjà réalisé.

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