Afrique de l'Ouest: Sécurité maritime - Des officiers de marine formés à l'information et aux renseignements

Une vingtaine d'officiers de la marine, issus de 14 pays d'Afrique de l'Ouest et du centre, ayant en partage le Golfe de Guinée, prennent part, depuis mardi, à un séminaire de formation dans les locaux de l'académie des Sciences et techniques de la mer (Arstm), à Yopougon.

Il s'agit d'un séminaire de quatre jours (du 08 au 11 octobre 2019), organisé par la coopération française, à travers l'Institut de sécurité maritime interrégional (Ismi), sur le thème : « l'information et le renseignement maritimes ».

A la cérémonie d'ouverture, le directeur l'Ismi, Commandant Abé Aké Lazare a souligné que la tenue de cette formation obéit aux résolutions du sommet de Yaoundé, qui recommandent la formation, la coordination des interventions, mais aussi le partage des informations et le renseignement.

« L'objectif de ce séminaire, c'est de renforcer les capacités des structures et services en charge de la collecte, de l'analyse et du traitement de renseignements et inventorier les outils et canaux de la communication et de la diffusion des informations », a-t-il souligné.

Pour Sa part, le Colonel Guillaume de Beauregard, représentant la coopération française a indiqué que la Golfe de Guinée présente de forts enjeux en matière de sécurité maritime. « C'est un carrefour maritime parmi les plus fréquentés au monde », a-t-il affirmé.

Selon lui, l'Ismi a souhaité retenir ce thème pour plusieurs raisons. « Déjà, le Golfe de Guinée présente de forts enjeux, non seulement, pour les économies africaines, mais également, pour les économies asiatiques et européennes.

Selon le bureau maritime international, en 2018, il y a eu 201 attaques de pirates dans le monde, contre 180 en 2017. Et les dernières affaires spectaculaires d'enlèvement en mer, font malheureusement, du Golfe de Guinée, l'un des points chauds de la piraterie dans le monde.

On estime par ailleurs, que 60% des espèces pêchées dans le Golfe de Guinée le sont illégalement. Les pertes sont colossales pour les Etats riverains », a-t-il noté.

Ajoutant que pour lutter contre ces phénomènes préoccupants, il est nécessaire de disposer de savoir-faire techniques, propres à chaque domaine.

« Il ne sert à rien de disposer de compétences techniques pour lutter contre un phénomène si on n'a aucune connaissance de l'existence même de ce phénomène. Il n'est pas possible de lutter contre un phénomène sans disposer d'informations exploitables sur le phénomène en question.

La maîtrise du renseignement en milieu maritime ne s'improvise pas. Elle nécessite entre autres, une prise de conscience des pouvoirs publics, la mise en place de structures en conséquence. Elle nécessite également de disposer de savoir-faire. Ceci, afin de capter l'information».

Et de poursuivre : « La capacité à collecter, à analyser, diffuser l'information, afin de cibler les activités illégales, est un facteur clé de la réussite de stratégies régionales de la sécurité maritime adoptées par les Etats du Golfe de Guinée ».

Assurée par des experts français, cette formation a pour bénéficiaires, des officiers de centres opérationnels maritimes et des centres de coordination, commandants de bâtiments et autres officiers de renseignement.

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