Sénégal: Fatick - Des élèves gradés de la gendarmerie à l'école des droits humains

Fatick — L'Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLP) a initié mardi une formation dans le domaine des droits humains à l'intention de 120 élèves gradés de l'Ecole des sous-officiers de la gendarmerie nationale (ESOGN), basée à Fatick (centre), a constaté le correspondant de l'APS.

La formation est notamment orientée sur les droits humains et les dangers du recours à la torture, a-t-on appris lors de son ouverture.

"Cette formation entre dans le cadre des activités de formation et de sensibilisation de l'ONPLP à travers le pays et auprès d'agents d'exécution des lois.

Il s'agit prévenir la torture, les peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté", a expliqué l'observateur national, Josette Marceline Lopez Ndiaye.

La magistrale intervenait à la cérémonie officielle d'ouverture de l'atelier de formation qui a enregistré la présence de l'adjoint du gouverneur de Fatick chargé du développement, El Hadj Malick Sémou Diouf et du commandant de l'ESOGN, Cheikh Diouf.

"L'objectif visé à travers cette formation est de sensibiliser 120 élèves gradés de l'école de la gendarmerie sur les dangers du recours à la torture, pour eux-mêmes, pour l'Etat, mais également pour ceux sur lesquels s'exerce cette torture", a insisté Mme Ndiaye.

Aux participants elle a rappelé que la torture est définie comme étant le fait, pour un agent public, d'exercer des violences physiques ou psychologiques sur une personne dans le but d'obtenir d'elle des renseignements ou des aveux, ou des actes d'intimidation ou de discrimination encore utilisés par les forces de l'ordre.

" La session de formation de cette semaine à l'ESOGN entre dans le même programme de formation des agents d'exécution des lois, mais cette fois elle cible des élèves sous-officiers de la gendarmerie", a-t-elle fait valoir.

"Ces élèves gendarmes gradés occuperont à leur sortie des postes de commandement et seront appelés à prendre en toute autorité des décisions de privation de liberté qui peuvent parfois dans leur exécution, porter atteinte aux droits humains", a-t-elle expliqué.

"Donc, partout, c'est l'occasion pour les observateurs de rappeler aux responsables et aux agents leurs devoirs de veiller au respect des droits des personnes privées de liberté et de les inviter à être professionnels dans les actes qu'ils posent", a-t-elle encore souligné.

Elle a exprimé le souhait que cette formation de deux jours puisse contribuer à renforcer les capacités en droits humains des élèves gendarmes afin de mieux de se préparer à l'exercice prochain de leurs missions.

Mme Ndiaye a par ailleurs indiqué que l'ONLPL avait déjà formé 500 élèves agents de police dans le cadre l'exercice de la police administrative et judicaire au mois de juin dernier à Thiès.

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