Congo-Kinshasa: 29 ans de processus démocratique au départ de 1990 - La LICOPADEL juge le bilan largement négatif

Analysant près de 29 ans de processus démocratique au Congo-Kinshasa, la Ligue Congolaise pour la paix, les droits de l'homme et les Elections (LICOPADEL) a organisé une Table-ronde sur le respect des libertés publiques et la promotion de la culture démocratique en République démocratique du Congo à l'intention des différents membres des organisations de la société civile.

Pour ce faire, le Secrétaire Exécutif de la LICOPADEL a focalisé son intervention sur le bilan de la démocratie en République démocratique du Congo.

Pour lui, le bilan est largement négatif du fait que, sur terrain, l'on ne sent pas la séparation des pouvoirs prônée par la Constitution.

"Depuis 1990, la République démocratique du Congo sombre toujours dans les violences de la démocratie. D'où, en tant que société civile, nous allons nous pencher dans le contrôle citoyen du budget de l'Etat, en terme de contrôle citoyen", a souligné Me Pindu Patrick, Secrétaire Exécutif de la LICOPADEL.

En effet, Pindu Patrick a souligné que la RDC a beaucoup de défis à relever sur le respect des droits de l'homme. Notamment, sur le respect des droits des personnes vivant avec handicap, des personnes vulnérables etc.

A cette occasion, le Chargé des Projets de la Licopadel, M. Philippe Mangala, est intervenu sur l'apport de l'ONG Américaine National Endowment for Democracy (NED) et les Organisations nationales de la Société civile.

En effet, Philippe Mangala a laissé entendre que les droits primaires (Politique, civile, économique et social) doivent être respectés.

"Comme vous le savez, lorsqu'on parle de la démocratie, il faut s'attendre à la souveraineté du peuple, à des élections libres, apaisées et démocratiques ainsi qu'à la primauté des droits. Mais, quand on a fait l'évaluation, il semble que les droits politiques, civiles et socioculturels ne sont pas respectés. Or, ce sont les droits primaires qui doivent, en principe, être respectés dans un pays démocratique. D'où, le bilan est vraiment négatif, parce qu'il reste beaucoup à faire, malgré qu'il y a la liberté d'expression publique", a-t-il souligné, tout en martelant que la Société civile doit maximiser beaucoup d'efforts pour matérialiser la démocratie en RDC.

Pour ce faire, la LICOPADEL, une grande organisation qui milite pour les droits de l'homme, la bonne gouvernance et les élections en République Démocratique du Congo, martèle qu'il est grand temps que le peuple congolais acquière les notions sur les droits de l'homme, la démocratie pour pouvoir se défendre en cas dérapage ou violation de ses droits. Raison pour laquelle, elle a procédé à un échange avec les responsables de la société civile pour affûter les stratagèmes du respect des droits des paisibles citoyens congolais. Cette activité a été réalisée avec l'appui technique et financier des ONG Américaines National Endowment for Democracy (NED) de et World Movement For Democracy.

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