Congo-Kinshasa: Les défenseurs des droits de l'homme et professionnels des medias sensibilisés sur le rôle des CNDH dans l'exercice de leur métier

En marge de la célébration de la journée mondiale contre la peine de mort commémorée le 10 octobre de chaque année , le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme "BCNUDH" en sigle, a organisé durant deux jours, soit du mercredi 9 au jeudi 10 octobre 2019, au centre Carter se trouvant dans la commune de la Gombe, un atelier de renforcement des capacités pour agents provinciaux de la commission nationale de droits de l'homme de Kinshasa sur le thème : «Protection des défenseurs de droits de l'homme». A cet effet, plusieurs tribuns ont prêché sur la défense des droits de l'homme. De manière singulière, l'oratrice Martine d'origine camerounaise a, dans son intervention, révélé que protéger les défenseurs de droits de l'homme et professionnels des medias contre les représailles, reste le principal rôle des instituts voire commissions nationaux des droits de l'homme 'CNDH ou INDH' en sigle.

Evidemment, Martine a dans son sous-thème, orienté les participants sur le rôle de la commission nationale des droits de l'homme dans la protection des défenseurs des droits, des victimes, des témoins et les professionnels des medias. Selon elle, l'expression "défenseur de droit de l'homme", c'est toute personne qui, individuellement ou en association avec d'autres, œuvre pour la promotion ou à la protection des droits de l'homme. Elle a renchéri que cette expression, s'emploie fréquemment, depuis l'adoption de la déclaration sur les défenseurs des droits de l'homme en 1998.

Dans la même ligne droite, l'oratrice a cité les principaux droits, dont les défenseurs de droits de l'homme et professionnels des medias jouissent dans l'exercice de leur noble métier. A savoir, le droit à l'intégrité morale et physique, le droit de ne pas être soumis à la torture, ni à des peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants, le droit à l'information. Et ce, avant de parler de certaines libertés dévolues à ces deux types de professionnels de terrain, liberté d'association et de réunion, liberté d'opinion et d'expression. Bref, les professionnels de medias, jouissent-ils, du droit à la participation à la gestion des affaires publiques, cela sous-entend, qu'il lui revient de droit, sa participation effective, sans aucune discrimination au dialogue et à la consultation sur les objectifs et décisions de politique publique.

En outre, la magister a signalé qu'une fois que les missions et les actions du défenseur des droits de l"homme et professionnels des medias sont peu comprises, ces derniers demeurent exposés à des situations nocives, genres, des menaces et des pressions parfois, physiques, psychologiques , économiques et sociales, des restrictions aux droits fondamentaux, à une ingérence illégale ou arbitraire dans la vie privée, des agressions et persécutions de divers ordres, de stigmatisation et discrimination voire des harcèlements judiciaires, en passant par des arrestations et détentions arbitraires.

Le deuxième module de cet atelier est prévu jeudi 10 octobre 2019, au même endroit et à la même heure, soit 9 heures précise.

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