Afrique: Pari gagné !

La sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s'est achevée jeudi à Lyon.
10 Octobre 2019

La sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s'est achevée jeudi à Lyon.

Cette rencontre avait pour ambition d'atteindre au moins 14 milliards de dollars pour le prochain cycle de financement de trois ans du Fonds mondial.

Organisée tous les trois ans, cette Conférence des ressources offre aux donateurs du monde entier une plateforme internationale pour annoncer leurs promesses de don en faveur du Fonds mondial afin de contribuer à mettre fin aux épidémies et de promouvoir un avenir où chacun et chacune serait en meilleure santé.

Le Togo était présent à Lyon avec une délégation de haut niveau dirigée par Moustafa Mijiyawa, le ministre de la Santé.

Le pays est l'un des bénéficiaires du Fonds mondial avec près de 40 milliards de Fcfa jusqu'en 2020.

L'appui fourni par le Fonds dans le passé a permis, notamment, d'offrir un traitement ARV à 45.000 malades du sida, de dépister et de traiter plus 20.000 cas de tuberculose et de distribuer 7 millions de moustiquaires imprégnées - très efficaces contre le palu - ainsi que l'achat de médicaments.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé que l'objectif des 14 milliards de dollars serait atteint 'dans les prochaines semaines'.

L'argent collecté est destiné à sauver 16 millions de vies supplémentaires et à éviter 234 millions d'infections d'ici 2023.

L'objectif financier était loin d'être gagné jeudi matin.

'On n'y est pas', avait constaté M. Macron à la tribune, annonçant une hausse de 15% de la contribution française, stable depuis 2010 à 1,08 milliard d'euros.

'Je ne laisserai personne sortir de cette pièce ou quitter Lyon tant que les 14 milliards n'auront pas été obtenus', avait-il ajouté, sollicitant particulièrement Émirats Arabes Unis, Qatar et Arabie saoudite. Avec succès : ces trois pays ont augmenté leur contribution, ainsi que l'Irlande, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Luxembourg, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Le Fonds, créé en 2002, a également enregistré l'arrivée de nouveaux contributeurs : dans l'ensemble, les pays d'Afrique ont apporté "deux fois plus" que la dernière fois, a souligné M. Macron. La Russie et l'Amérique latine manquaient en revanche complètement à l'appel.

Les trois pandémies font encore trois millions de morts par an, dont 1,6 million pour la tuberculose en 2017 et plus de 435.000 pour le paludisme. En 2018, près de 38 millions de personnes vivaient avec le VIH et le nombre d'infections, de l'ordre de 1,7 million, "reste inacceptable", selon le Fonds.

Dans les pays où il investit, 18,9 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral contre le VIH en 2018 et 5,3 millions étaient testées et traitées pour une tuberculose.

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