Congo-Brazzaville: Musique - Makhalba Malecheck revient avec force dans "Rambolo"

Après avoir mis sur le marché "Humour té", un single qui ne cesse de survoler les différents classements musicaux, le rappeur congolais vient de lancer "Rambolo", une fusion du rap et du ndombolo.

La chanson est une sorte d'autobiographie de l'artiste musicien. En effet, outre son côté rap, "Rambolo" est une animation « sèbène » de quatre minutes faite des dédicaces, dans un flot en lingala, le tout accompagné des instruments de la musique traditionnelle. C'est ce qui justifie, d'ailleurs, la participation de certains artistes dont le célèbre soliste de l'orchestre Patrouille des Stars, Docteur Cousteau.

Associer le rap dans sa forme pure et le ndombolo, jouer avec tout un orchestre live au complet était jusqu'à ce jour non réalisable. Makhalba Malecheck vient ainsi démystifier l'idée selon laquelle un rappeur ne peut faire du ndombolo, précisément de l'animation, autrement dit le sèbène. « Ceci est un nouveau concept, une première dans la musique congolaise en particulier et dans la culture africaine en général. Personne ne s'y attendait, personne l'aurait cru, Makhalba Malecheck l'a fait », nous a confié l'artiste.

A travers ce morceau qui, en moins d'une semaine fait déjà le tour des réseaux sociaux, des médias nationaux et internationaux, Makhalba Malecheck intègre petit à petit le monde des grands artistes congolais comme Koffi Olomidé, Roga-Roga, Fally Ipupa, Kevin Mbouandé ou Ferré Gola qui font la fierté du ndombolo.

« J'ai toujours voulu faire danser avec le rap, mais je ne suis pas fan de l'afrobeat car pour moi, ça dénature notre culture musicale, d'où il fallait repartir poser du rap sur ma source qui a donné naissance même à l'afrobeat », a indiqué Makhalba Malecheck, en justifiant le choix de ce style.

Connu comme un grand ténor du rap congolais, l'homme qui se surnomme désormais Nzambe na bango (leur dieu), pense que le ndombolo est une richesse et une particularité des artistes congolais. A cet effet, dit-il, « chaque artiste congolais a le droit d'en tirer bénéfice et profit différemment au lieu de toujours s'aveugler dans l'afrobeat qui est une importation ».

De son vrai nom Junior Serge Elion-Nkou, Makhalba a débuté avec le rap à Casablanca, au Maroc, en 2009. Dès son retour à Brazzaville, en 2010, il intègre le collectif Com1Uni. En 2013, il ouvre un studio d'enregistrement (Boost Da Music) avec l'un de ses amis. Ainsi, en 2014, il sort son premier album intitulé "Bible fétiche" qu'il produit et distribue en indépendant. Cette oeuvre lui vaudra le prix du meilleur album hip hop 2014 au Beat street awards au Congo. Par la suite, il sort le single "Rap a pomba". Ce titre le révèle un peu plus et lui permet de monter sur la prestigieuse scène du Festival panafricain de musique, aux côtés des grands artistes de renom.

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